Burn-out professionnel : reconnaître les signes avant l’épuisement

Personne fatiguée au travail illustrant le burn-out professionnel et l’épuisement

Vous continuez à travailler, à répondre, à assurer… mais intérieurement, quelque chose s’épuise.

Au début, on met cela sur le compte d’une période chargée.

Un dossier important. Un collègue absent. Des objectifs à atteindre. Une réorganisation. Des journées qui débordent un peu plus que d’habitude.

Alors on continue.

On répond au dernier mail. On termine « juste ce dossier ». On pense au travail dans la voiture, sous la douche ou au moment de s’endormir.

Puis le week-end ne suffit plus vraiment à récupérer.

Le dimanche soir devient lourd.

On se sent plus irritable. On se concentre moins bien. Des tâches autrefois simples demandent davantage d’effort.

Et parfois une question finit par apparaître :

« Je suis simplement très fatigué(e)… ou suis-je en train de m’épuiser professionnellement ? »

Qu’est-ce que le burn-out professionnel ?

Le terme burn-out est aujourd’hui largement utilisé, parfois pour désigner n’importe quelle période de grande fatigue.

Pourtant, il possède un sens plus précis.

L’Organisation mondiale de la Santé décrit le burn-out comme un phénomène lié au contexte professionnel, résultant d’un stress chronique au travail qui n’a pas pu être géré avec succès. Elle distingue trois dimensions : l’épuisement, une prise de distance mentale ou un rapport devenu négatif au travail, et une diminution du sentiment d’efficacité professionnelle. Le burn-out n’est pas classé par l’OMS comme une maladie en tant que telle. Organisation mondiale de la santé

Cela signifie aussi qu’une période de stress intense ou une grosse fatigue ne correspond pas automatiquement à un burn-out.

C’est notamment l’installation et l’association de plusieurs changements qui doivent attirer l’attention.

Quand l’investissement professionnel devient trop lourd à porter

Le burn-out n’arrive pas nécessairement parce qu’une personne « ne sait pas gérer son stress ».

C’est un point essentiel.

L’INRS identifie plusieurs facteurs professionnels susceptibles de contribuer à l’épuisement : surcharge et pression temporelle, manque de marge de manœuvre, faible soutien social, manque d’équité ou encore insécurité de la situation de travail. Dans certains métiers, une forte charge émotionnelle peut s’y ajouter. INRS

Il peut également exister un décalage grandissant entre ce que l’on voudrait pouvoir faire dans son métier et ce que les conditions réelles permettent de faire. INRS

On peut ainsi aimer profondément son travail et pourtant finir par s’y épuiser.

« Pourtant, j’ai toujours réussi à tenir »

C’est justement ce qui peut rendre les premiers signes difficiles à entendre.

Certaines personnes ont l’habitude d’être fiables, disponibles, engagées.

Elles trouvent une solution.

Elles prennent sur elles.

Elles compensent quand quelqu’un manque.

Elles terminent ce qui doit être terminé.

Et tant qu’elles réussissent à continuer, l’entourage peut ne rien remarquer.

La personne elle-même peut se dire :

« Ça ira mieux après cette période. »

« Je vais récupérer pendant mes vacances. »

« Tout le monde est fatigué. »

« Il faut juste que je tienne encore quelques semaines. »

Le problème n’est pas d’avoir une semaine difficile.

C’est lorsque l’exception devient progressivement le fonctionnement habituel.

Quels signes peuvent accompagner un épuisement professionnel ?

Les manifestations peuvent être très différentes d’une personne à l’autre et elles ne sont pas spécifiques au burn-out.

L’INRS distingue notamment des manifestations émotionnelles, cognitives, physiques, comportementales et motivationnelles. INRS

On peut par exemple observer :

  • une fatigue qui persiste malgré les temps de repos ;
  • des troubles du sommeil ;
  • une irritabilité inhabituelle ;
  • une difficulté à se concentrer ou à prendre des décisions ;
  • davantage d’erreurs ou l’impression d’être moins efficace ;
  • une perte progressive de motivation ;
  • une difficulté à se mettre au travail ;
  • une vision de plus en plus négative du travail ;
  • une envie de s’isoler ;
  • des tensions physiques, maux de tête ou autres manifestations corporelles ;
  • l’impression de ne plus réussir à faire correctement ce que l’on savait auparavant très bien faire.

Un changement par rapport au fonctionnement habituel mérite particulièrement d’être observé.

« Je ne me reconnais plus dans ma façon de travailler ou de réagir. »

Cette phrase peut constituer un signal à ne pas banaliser.

Ces signes pouvant également être liés à d’autres difficultés de santé, ils ne permettent pas à eux seuls de conclure à un burn-out.

Quand le travail continue une fois la journée terminée

Quitter son lieu de travail ne signifie pas toujours que la journée professionnelle est terminée.

Le corps rentre à la maison.

Mais le mental, lui, peut rester au bureau.

Repenser à une conversation.

Anticiper la réunion du lendemain.

Vérifier ses mails.

Refaire mentalement la liste de ce qui reste à terminer.

Se demander comment réussir à tout faire.

Puis ouvrir les yeux à trois heures du matin avec une solution à un problème professionnel dont on se serait volontiers passé à cette heure-là.

Lorsque ces ruminations deviennent fréquentes, les véritables temps de récupération peuvent progressivement se réduire.

Et lorsqu’on ne récupère plus suffisamment, repartir le lendemain demande encore davantage d’énergie.

Difficulté à décrocher du travail et stress professionnel

Le piège : croire qu’il suffit de mieux gérer son stress

Apprendre à respirer, se relaxer, méditer ou utiliser d’autres techniques de régulation peut être utile.

Mais cela ne transforme pas une organisation du travail problématique.

L’INRS insiste justement sur ce point : les mesures individuelles de relaxation ne doivent pas remplacer une analyse du travail et de son organisation. La prévention doit également agir sur les contraintes professionnelles et augmenter les ressources dont disposent les salariés. INRS

Autrement dit :

on ne peut pas toujours résoudre une surcharge en apprenant simplement à mieux supporter la surcharge.

Parfois, la question à poser n’est donc pas seulement :

« Comment puis-je être moins stressé(e) ? »

mais aussi :

« Qu’est-ce qui, dans ma situation de travail, est devenu difficilement tenable ? »

Les Pépites d’HypnOrka — Le rendez-vous du dimanche soir

Le dimanche soir peut être un moment intéressant pour observer ce qui se passe, sans en faire un « test du burn-out ».

Posez-vous simplement trois questions :

1. Que ressens-je lorsque je pense à ma semaine de travail ?

De l’envie ? Une tension ? Une boule au ventre ? De l’indifférence ? De l’appréhension ?

2. Depuis combien de temps est-ce ainsi ?

Quelques jours après une semaine exceptionnelle ne racontent pas la même chose que plusieurs semaines ou plusieurs mois.

3. Est-ce que mes temps de repos me permettent encore de récupérer ?

Observez simplement vos réponses.

Vous pouvez même les noter pendant quelques semaines.

L’objectif n’est pas de vous diagnostiquer.

Il est de repérer une évolution avant d’arriver au moment où votre corps ou votre mental vous oblige à vous arrêter.

Chercher ce qui épuise plutôt que seulement comment tenir

Lorsque quelqu’un arrive épuisé, la tentation est parfois de chercher immédiatement des techniques pour retrouver de l’énergie.

Je préfère commencer par une autre question :

« Qu’est-ce qui vous prend actuellement le plus d’énergie dans votre travail ? »

La quantité de travail ?

Le manque de temps ?

Le sentiment de ne jamais terminer ?

Les interruptions permanentes ?

Des objectifs difficiles à atteindre ?

Le manque de reconnaissance ?

Une relation professionnelle compliquée ?

L’impossibilité de travailler comme vous estimez devoir le faire ?

La peur de perdre votre emploi ?

Une responsabilité devenue trop lourde ?

Ou l’accumulation de plusieurs de ces éléments ?

Identifier ce qui vide la batterie permet de distinguer ce sur quoi la personne peut agir elle-même de ce qui relève du fonctionnement ou de l’organisation du travail.

Quand faut-il demander de l’aide ?

Il n’est pas nécessaire d’attendre de ne plus pouvoir se lever pour commencer à parler de ce que l’on vit.

Lorsque la fatigue persiste, que le sommeil se dégrade, que le travail devient extrêmement difficile à supporter ou que votre état psychologique ou physique vous inquiète, le médecin traitant constitue un interlocuteur important.

Le médecin du travail et plus largement le service de prévention et de santé au travail ont également un rôle spécifique : ils peuvent faire le lien entre l’état de santé du salarié et ses conditions de travail, orienter si nécessaire et envisager certaines adaptations professionnelles. INRS

En cas de détresse psychologique importante ou d’idées suicidaires, une aide médicale doit être recherchée rapidement.

 

Quelle place pour l’hypnose, l’EFT et mes autres outils ?

Dans mon accompagnement, je ne pars pas d’une technique : je pars de la personne, de ce qu’elle vit et de ce dont elle a besoin.

Et dans le cadre d’un épuisement professionnel, cette distinction est particulièrement importante.

Je ne « traite » pas le burn-out et mon accompagnement ne se substitue ni au médecin, ni au psychologue, ni au médecin du travail lorsqu’une prise en charge est nécessaire.

En complément, nous pouvons en revanche travailler autour de certaines difficultés associées à la période traversée :

  • le stress et les ruminations ;
  • la difficulté à décrocher du travail ;
  • les tensions émotionnelles ;
  • le sommeil perturbé par le mental ;
  • la difficulté à poser des limites ;
  • la confiance en soi fragilisée ;
  • la peur de reprendre ou de revivre la même situation ;
  • le besoin de retrouver progressivement des temps de récupération ;
  • certains questionnements liés à une transition professionnelle.

Selon la situation et l’objectif, je peux utiliser l’hypnose, l’EFT, la respiration, la relaxation, la visualisation, certains outils de coaching ou d’autres approches complémentaires.

Le choix de l’outil vient donc après.

La première question reste : de quoi cette personne a-t-elle besoin aujourd’hui ?

Et après l’épuisement ?

Lorsque l’on commence à aller mieux, une autre question peut apparaître :

« Comment éviter de repartir exactement comme avant ? »

Retrouver de l’énergie est une étape.

Comprendre ce qui a contribué à l’épuisement en est une autre.

Il peut alors être utile de réfléchir à ses limites, à son rapport au travail, à ce que l’on accepte automatiquement, à ce qui compte réellement pour soi et aux conditions nécessaires pour retrouver un équilibre plus soutenable.

Pour certaines personnes, cela passera par des ajustements professionnels.

Pour d’autres, par une reprise progressive.

Et parfois, l’épisode traversé ouvre une réflexion plus large sur la suite de son parcours professionnel ou personnel.

L’objectif n’est pas nécessairement de tout changer.

Il est de ne pas recommencer exactement de la même manière en espérant obtenir un résultat différent.

 

Vos questions sur le burn-out professionnel

Le stress peut apparaître ponctuellement lorsqu’une situation professionnelle demande un effort important. Le burn-out s’inscrit dans un contexte de stress professionnel chronique et associe notamment épuisement, prise de distance vis-à-vis du travail et diminution du sentiment d’efficacité professionnelle. Organisation mondiale de la santé

Non. Une plainte de surcharge ou une grande fatigue ne permettent pas, à elles seules, de conclure à un burn-out. Les manifestations sont nombreuses et peu spécifiques. Lorsque les symptômes persistent ou s’aggravent, un avis professionnel est préférable. INRS

Oui. Un investissement personnel important n’empêche pas l’épuisement. L’INRS souligne notamment que le risque peut apparaître lorsqu’un écart important s’installe entre les attentes ou les valeurs liées au métier et la réalité du travail. INRS

Le télétravail n’entraîne pas automatiquement un burn-out. Ce sont les conditions concrètes de travail et l’association éventuelle de différents facteurs de risques psychosociaux qui doivent être examinées. Parmi eux peuvent notamment figurer l’intensité du travail, les horaires, le manque d’autonomie ou de soutien.

Il n’existe pas de durée identique pour tout le monde. La situation professionnelle, l’intensité des difficultés, l’état de santé et les modalités de prise en charge diffèrent d’une personne à l’autre. La prise en charge doit donc être individualisée. INRS

Le service de prévention et de santé au travail peut être particulièrement pertinent lorsqu’il existe un lien entre les difficultés ressenties et les conditions de travail. Le médecin du travail peut évaluer la situation, orienter vers une prise en charge adaptée et envisager, lorsque cela est nécessaire, des aménagements professionnels. INRS

Je ne présente pas l’hypnose comme un traitement du burn-out.

Elle peut être utilisée en complément d’une prise en charge adaptée, notamment pour travailler sur le stress, les ruminations, certaines tensions émotionnelles, la difficulté à décrocher ou retrouver des temps de détente.

Le choix de l’accompagnement dépend toujours de la situation de la personne.

Retrouver progressivement un équilibre plus soutenable

Le burn-out professionnel ne se résume pas à « avoir trop travaillé ».

Il invite à regarder ce qui s’est progressivement déséquilibré entre les exigences du travail et les ressources disponibles pour y faire face.

Et surtout, il ne devrait pas être réduit à une question de fragilité personnelle.

Lorsque l’organisation ou les conditions de travail participent à l’épuisement, elles font elles aussi partie du problème et de sa prévention. INRS

Si vous traversez une période de stress professionnel, de fatigue importante ou de difficulté à décrocher, je peux vous accompagner à Yffiniac, près de Saint-Brieuc, dans le cadre de ma pratique de mieux-être et en complément des professionnels de santé lorsque leur intervention est nécessaire.

Laurence Carlo Guilloux – HypnOrka
Hypnose • EFT • respiration • coaching • accompagnement émotionnel • approches complémentaires
Yffiniac, près de Saint-Brieuc

Prenez soin de vous.

Pour aller plus loin

→ Burn-out et épuisement : pourquoi en parle-t-on davantage depuis le Covid ?
→ Comment gérer son stress au quotidien ?
→ Hypnose et stress : comment retrouver le calme intérieur quand tout s’emballe ?
→ Techniques de relaxation : 7 exercices simples pour apaiser le stress et l’anxiété

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