Perdre un parent, un conjoint, un enfant, un ami, un frère, une sœur ou une personne qui occupait une place importante dans notre vie peut bouleverser beaucoup plus que nos émotions.
Il y a bien sûr l’absence.
Mais il y a aussi les habitudes qui n’ont plus de sens, les projets qui n’auront pas lieu, les endroits qui rappellent la personne, les dates qui reviennent, les objets que l’on n’arrive pas à déplacer… et parfois cette drôle d’impression que le monde continue alors que le nôtre vient de s’arrêter.
Et puis arrivent parfois les petites phrases :
« Il faut laisser le temps au temps. »
« Il faut avancer maintenant. »
« Il aurait voulu que tu sois heureux. »
Elles partent souvent d’une bonne intention.
Mais lorsqu’on traverse un deuil, on n’a pas forcément besoin qu’on nous explique comment nous devrions le vivre.
Il n’existe pas une bonne façon de faire son deuil.
Et encore moins un calendrier à respecter.
Perdre un parent, un conjoint, un enfant, un ami, un frère, une sœur ou une personne qui occupait une place importante dans notre vie peut bouleverser beaucoup plus que nos émotions.
Il y a bien sûr l’absence.
Mais il y a aussi les habitudes qui n’ont plus de sens, les projets qui n’auront pas lieu, les endroits qui rappellent la personne, les dates qui reviennent, les objets que l’on n’arrive pas à déplacer… et parfois cette drôle d’impression que le monde continue alors que le nôtre vient de s’arrêter.
Et puis arrivent parfois les petites phrases :
« Il faut laisser le temps au temps. »
« Il faut avancer maintenant. »
« Il aurait voulu que tu sois heureux. »
Elles partent souvent d’une bonne intention.
Mais lorsqu’on traverse un deuil, on n’a pas forcément besoin qu’on nous explique comment nous devrions le vivre.
Il n’existe pas une bonne façon de faire son deuil.
Et encore moins un calendrier à respecter.
« Comment continuer sans ma mère ? »
« Comment être parent après la mort de mon enfant ? »
« Avec qui vais-je parler de tous ces souvenirs que nous étions les seuls à partager ? »
C’est aussi pour cela que deux personnes endeuillées de la même personne peuvent vivre quelque chose de très différent.
On ne fait pas seulement le deuil d’une personne. On traverse aussi la transformation du lien que nous avions avec elle et de la vie construite autour de ce lien.
Tristesse, colère, culpabilité… et parfois même soulagement
Le deuil peut s’accompagner d’émotions très différentes.
Tristesse, colère, peur, culpabilité, sentiment d’injustice, anxiété, vide…
Mais parfois également du soulagement.
Après une maladie longue, des mois d’accompagnement ou une relation particulièrement complexe, ressentir du soulagement peut provoquer énormément de culpabilité.
« Comment puis-je ressentir cela alors que je l’aimais ? »
Pourtant, nos émotions ne sont pas des preuves de l’amour que nous portions à quelqu’un.
On peut aimer profondément une personne et être soulagé que sa souffrance soit terminée.
On peut être triste et rire.
Être en colère contre quelqu’un qui est mort et continuer à l’aimer.
Regretter certaines choses et être reconnaissant pour d’autres.
Les émotions humaines ont cette fâcheuse habitude de ne pas toujours rentrer gentiment dans les bonnes cases.
Le corps aussi peut réagir
Le deuil n’est pas vécu uniquement dans les pensées.
Certaines personnes constatent une grande fatigue, des difficultés de sommeil, une perte ou une augmentation de l’appétit, des tensions corporelles, une sensation d’oppression ou des difficultés à se concentrer.
Le système entier est bousculé.
Cela ne signifie pas pour autant que tout symptôme physique après un décès est provoqué par le deuil.
Une douleur inhabituelle, persistante ou inquiétante mérite toujours un avis médical.
Le corps peut participer à l’expression de ce que nous traversons, mais il ne faut pas lui attribuer automatiquement une signification psychologique.
« Faire son deuil » ne signifie pas oublier
Cette expression me gêne parfois lorsqu’elle laisse entendre qu’il faudrait parvenir à mettre définitivement la personne derrière soi.
Je préfère une autre idée :
apprendre progressivement à vivre avec l’absence tout en trouvant une nouvelle place au lien.
Les souvenirs peuvent rester.
Les photos peuvent rester.
On peut continuer à parler de la personne.
Certains conservent un objet. D’autres écrivent. Certains retournent dans un lieu particulier. D’autres n’en ressentent absolument pas le besoin.
Il n’existe pas de rituel obligatoire.
Ce qui compte est que ce lien puisse progressivement trouver une place qui permette aussi à la vie de continuer.
Les rituels peuvent aider… même longtemps après
Les funérailles et cérémonies jouent notamment un rôle collectif : elles rendent la perte visible, permettent de se rassembler et de rendre hommage.
Mais un rituel peut aussi être beaucoup plus personnel.
Allumer une bougie.
Planter un arbre.
Écrire une lettre.
Créer un album.
Cuisiner une recette de la personne.
Marcher dans un endroit que l’on aimait ensemble.
Ou inventer quelque chose qui n’appartient qu’à vous.
La valeur du rituel n’est pas dans sa sophistication.
Elle est dans le sens que vous lui donnez.
Comment aider quelqu’un qui traverse un deuil ?
Nous cherchons souvent la bonne phrase.
Il n’y en a pas forcément.
« Je ne sais pas quoi te dire, mais je suis là » peut parfois être beaucoup plus précieux qu’un long discours.
Écouter sans chercher immédiatement à réparer permet à la personne de parler lorsqu’elle en ressent le besoin.
Et l’aide concrète compte également.
Faire quelques courses. Préparer un repas. Accompagner à un rendez-vous. S’occuper des enfants pendant
deux heures.
Et surtout : continuer à être présent lorsque les premières semaines sont passées.
L’entourage reprend progressivement sa vie.
La personne endeuillée, elle, peut justement commencer à mesurer davantage l’absence.
Quand l’entourage ne suffit plus
Traverser un deuil est douloureux. Cela ne signifie pas automatiquement que la personne souffre d’une dépression ou d’un trouble psychologique.
Mais certaines situations nécessitent davantage qu’une présence bienveillante ou un accompagnement en mieux-être.
Lorsque la souffrance devient extrêmement envahissante, persiste ou s’aggrave, empêche durablement de fonctionner, ou lorsque des idées suicidaires apparaissent, un médecin ou un professionnel de santé mentale doit être sollicité.
Demander cette aide n’enlève rien au travail personnel réalisé par ailleurs.
Et lorsque je considère que mon accompagnement ne suffit pas ou n’est pas adapté, mon rôle est aussi de le dire et d’orienter.
Quelle place pour l’hypnose, l’EFT ou mes autres outils ?
Je n’accompagne pas le deuil avec l’objectif de faire oublier la personne ou de supprimer toutes les émotions liées à sa disparition.
Ce ne serait d’ailleurs pas souhaitable.
Selon la personne et ce qu’elle traverse, nous pouvons plutôt travailler autour de ce qui devient particulièrement difficile à porter : une émotion très présente, des ruminations, certaines images ou certains souvenirs, une culpabilité, une anxiété ou encore la difficulté à envisager la suite.
J’utilise notamment l’hypnose, l’EFT, la DTMA et, lorsque cela correspond à la sensibilité et aux attentes de la personne, des approches complémentaires ou énergétiques.
Je ne propose pas le même outil à tout le monde.
Certaines personnes ont besoin de parler.
D’autres beaucoup moins.
Certaines sont sensibles à l’hypnose, d’autres préfèrent un travail plus corporel ou concret.
L’outil vient après la personne, jamais l’inverse.
Une approche nourrie par la formation… et par la vie
Je me suis formée à l’accompagnement du deuil, pour mieux comprendre ce qui peut se jouer après la perte d’un proche et adapter ma façon d’accompagner les personnes qui traversent cette période.
Mais le deuil, je ne le connais pas uniquement à travers les formations.
Je l’ai aussi traversé personnellement.
Et peut-être est-ce aussi pour cela que certaines expressions comme « faire son deuil », « passer à autre chose » ou « il faut avancer » me semblent parfois tellement éloignées de ce que l’on vit réellement.
On peut savoir beaucoup de choses sur le deuil et être malgré tout complètement bouleversé lorsqu’il entre dans notre propre vie.
J’ai surtout retenu qu’il n’existe pas une bonne manière de traverser une perte.
Certains ont besoin de parler. D’autres de silence. Certains souhaitent conserver beaucoup de choses de la personne disparue, d’autres ressentent le besoin de transformer rapidement leur environnement. On peut avoir envie d’être entouré puis, le lendemain, ne vouloir voir personne.
Le deuil n’est pas un exercice que l’on réussit.
C’est aussi cette expérience, associée à mes formations et à ma pratique de l’accompagnement, qui nourrit aujourd’hui ma posture : vous accueillir là où vous en êtes, sans vous imposer là où vous devriez être.
Selon ce que vous traversez, je peux ensuite utiliser l’hypnose, l’EFT, la DTMA ou d’autres approches complémentaires. Non pas pour effacer le manque ou faire disparaître le lien, mais pour travailler sur ce qui devient particulièrement difficile pour vous : une culpabilité, certaines images, des ruminations, de l’anxiété, une émotion qui déborde ou parfois la difficulté à recommencer à vivre sans avoir l’impression de trahir celui ou celle qui n’est plus là.
Et lorsque votre souffrance nécessite une prise en charge différente, savoir vous orienter fait aussi partie de mon accompagnement.
Les Pépites d’HypnOrka — Ce que je garde de toi
Si cela vous parle, prenez une feuille et terminez simplement ces trois phrases :
De toi, je garde…
Grâce à toi, j’ai appris…
Aujourd’hui encore, tu es présent(e) dans ma vie lorsque…
Il ne s’agit pas de tourner la page.
Peut-être simplement de regarder ce qui, malgré l’absence, continue à vivre en vous.
Vous pouvez garder cette feuille, la déchirer, la déposer quelque part ou en faire un petit rituel.
Il n’y a rien à réussir.
Se faire accompagner pendant un deuil
Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être complètement submergé pour demander de l’aide.
Parfois, quelques séances permettent simplement de disposer d’un espace où vous n’avez pas à protéger votre entourage, faire bonne figure ou entendre que vous devriez déjà aller mieux.
Chez HypnOrka, je vous accompagne à votre rythme, en choisissant les outils en fonction de votre situation, de votre personnalité et de votre objectif.
Et lorsque ce que vous traversez nécessite une prise en charge médicale ou psychologique différente, je vous le dis et vous oriente.
→ Découvrir mon accompagnement
Vos questions sur le deuil d’un proche
Combien de temps dure un deuil ?
Il n’existe pas de durée universelle. La relation avec la personne disparue, les circonstances du décès, l’histoire personnelle et le soutien disponible peuvent notamment influencer la façon dont chacun traverse la perte.
Est-il normal d’aller mieux puis de se sentir à nouveau très mal ?
Oui, les émotions liées au deuil peuvent fluctuer. Une date, une musique, un lieu ou un événement peuvent réactiver temporairement la douleur. Cela ne signifie pas nécessairement que vous revenez en arrière.
Faut-il forcément parler de la personne décédée ?
Non. Certaines personnes ont besoin de raconter, d’autres beaucoup moins. L’accompagnement doit respecter votre manière de traverser le deuil plutôt que vous imposer une façon de l’exprimer.
L’hypnose peut-elle faire disparaître la douleur du deuil ?
Je ne la présente pas ainsi. L’hypnose peut être utilisée comme un outil complémentaire pour travailler sur certaines difficultés rencontrées pendant le deuil, mais son objectif n’est ni d’effacer la personne ni de supprimer toutes les émotions.
Comment savoir si j’ai besoin d’une aide professionnelle ?
Si la souffrance devient extrêmement envahissante, s’aggrave, vous empêche durablement de fonctionner ou s’accompagne d’idées suicidaires, il est important de consulter rapidement un médecin ou un professionnel de santé mentale.
Laurence Carlo Guilloux
Accompagnatrice en mieux-être
Hypnose • Thérapies brèves • Approches complémentaires
HypnOrka – Yffiniac, près de Saint-Brieuc
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