Burn-out et épuisement : pourquoi en parle-t-on davantage depuis le Covid ?

Fatigue, charge mentale et épuisement au quotidien

Depuis le Covid, beaucoup ont appris à tenir, s’adapter, jongler… parfois jusqu’à l’épuisement.

Adultes, parents, femmes confrontées à une forte charge mentale, adolescents sous pression scolaire : l’épuisement ne se limite pas au monde professionnel. Mais pourquoi semble-t-il prendre autant de place dans nos vies depuis quelques années ?

Le stress fait désormais partie du quotidien de nombreuses personnes, au travail, à la maison, à l’école ou lors de périodes de vie particulièrement exigeantes.

Depuis la pandémie de Covid-19, les questions de stress chronique, de santé mentale et d’épuisement ont pris une place encore plus importante.

Confinements, isolement, télétravail, changements professionnels, inquiétudes financières, organisation familiale bouleversée, scolarité à distance… Cette période a demandé à chacun de s’adapter, parfois pendant de longs mois.

Les conséquences ne se sont pas arrêtées avec la fin des confinements. Certaines habitudes ont changé, les frontières entre vie professionnelle et personnelle se sont parfois brouillées et la question de la charge mentale est devenue beaucoup plus visible.

Mais derrière le mot « burn-out » se cachent différentes situations.

On parle principalement de burn-out professionnel dans le contexte du travail. On rencontre également les notions d’épuisement parental ou de burn-out scolaire pour décrire d’autres situations d’épuisement.

Ces réalités ne doivent pas être confondues, mais elles ont un point commun : lorsqu’une personne reste durablement confrontée à des exigences importantes sans récupération suffisante, le corps et le mental peuvent finir par montrer leurs limites.

Une augmentation de l’épuisement depuis le Covid ?

C’était l’une des questions centrales de mon article lorsque je l’ai écrit.

La crise sanitaire a effectivement constitué une période particulièrement difficile pour la santé mentale.

Les études réalisées depuis permettent de mieux comprendre son impact : anxiété, symptômes dépressifs, troubles du sommeil et difficultés liées aux nouvelles organisations du travail ont notamment été observés chez les actifs pendant les confinements.

Il faut cependant distinguer ces difficultés du burn-out lui-même : être anxieux, très fatigué ou mal dormir ne signifie pas automatiquement être en burn-out.

Ce que cette période a surtout mis en évidence, c’est l’importance de la récupération, des relations sociales, de l’équilibre entre les différentes sphères de notre vie et de notre capacité à reconnaître nos limites.

Et l’épuisement peut prendre des formes différentes selon notre âge et notre situation.

Pourquoi peut-on finir par s’épuiser ?

Les causes sont rarement identiques d’une personne à l’autre.

Plusieurs situations : celles des femmes confrontées à une forte charge mentale, celles des jeunes soumis à différentes pressions et celles des adultes dans leur vie professionnelle. Cette distinction reste pertinente. Texte collé

Chez les femmes : quand les rôles s’accumulent

Travail, enfants, maison, rendez-vous, organisation familiale, accompagnement de proches…

Certaines femmes ont la sensation de devoir penser à tout, pour tout le monde.

À cela peuvent s’ajouter des attentes personnelles ou sociales : réussir professionnellement, être disponible pour ses enfants, entretenir sa maison, prendre soin des autres et, idéalement, réussir aussi à « prendre du temps pour soi ».

Cette accumulation peut alimenter une charge mentale importante.

Elle ne signifie pas automatiquement qu’une femme va connaître un burn-out. Mais lorsque les périodes de récupération deviennent insuffisantes, fatigue, irritabilité ou impression d’être constamment débordée peuvent progressivement s’installer.

Chez les adultes : lorsque le travail ne s’arrête plus vraiment

Ton article initial parlait déjà de la surcharge de travail, du télétravail et du manque de reconnaissance. Texte collé

Le télétravail a apporté beaucoup de souplesse à certaines personnes, mais il a aussi parfois rendu la frontière entre les temps professionnels et personnels moins évidente.

Un ordinateur toujours accessible, un message consulté le soir, une réunion prise depuis la maison…

Le corps quitte le travail, mais le mental, lui, peut continuer sa journée.

D’autres situations peuvent également peser : surcharge, manque d’autonomie, conflits, manque de reconnaissance, incertitude professionnelle ou sentiment de ne plus trouver de sens à ce que l’on fait.

Nous reviendrons plus précisément sur ces mécanismes dans un article consacré au burn-out professionnel.

Chez les parents : quand il n’y a plus vraiment de pause

Une journée professionnelle peut se terminer… pour laisser immédiatement place à une deuxième partie de journée.

Repas, devoirs, rendez-vous, organisation, nuits parfois interrompues, inquiétudes pour les enfants…

L’épuisement parental est différent du burn-out professionnel, même si les deux peuvent parfois coexister.

Un article spécifique sera consacré à l’épuisement parental et à la charge mentale familiale, car cette situation mérite d’être abordée pour elle-même.

Chez les adolescents : la pression peut aussi devenir épuisante

Ton article d’origine accordait déjà une place aux adolescents et à la pression scolaire. Texte collé

Cours, résultats, examens, orientation, relations sociales, réseaux sociaux, attentes familiales…

Certains jeunes peuvent avoir l’impression qu’ils doivent être performants partout.

Une fatigue importante, une perte de motivation, des difficultés de concentration, des troubles du sommeil ou une anxiété liée à l’école doivent être écoutés.

Cela ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’un « burn-out scolaire ». D’autres situations peuvent expliquer ces changements et nécessiter une évaluation adaptée.

Nous développerons donc également ce sujet dans un article spécifique consacré à l’épuisement et au stress scolaire chez les enfants et adolescents.

Quels signes peuvent nous alerter ?

L’un des intérêts de parler d’épuisement est justement d’apprendre à observer ce qui change avant d’arriver au point où l’on ne peut plus continuer.

Parmi les manifestations que l’on peut rencontrer :

Une fatigue persistante
Le repos ne semble plus vraiment réparateur.

Un sommeil perturbé
Difficultés d’endormissement, réveils nocturnes ou sensation d’être encore fatigué au réveil.

Un mental constamment occupé
Même lorsque vous ne travaillez plus ou que la journée est terminée, vous continuez à penser à tout ce qu’il reste à faire.

Une irritabilité inhabituelle
Vous avez moins de patience et certaines situations deviennent beaucoup plus difficiles à supporter.

Des difficultés à vous concentrer
Vous oubliez davantage, avez du mal à prendre certaines décisions ou avez l’impression d’avoir le cerveau « dans le brouillard ».

Une perte d’envie ou de motivation
Ce qui vous intéressait auparavant vous demande désormais beaucoup d’efforts.

Des manifestations corporelles
Tensions musculaires, maux de tête, inconfort digestif ou autres symptômes peuvent accompagner des périodes de stress important.

Ces manifestations peuvent avoir de nombreuses causes. Si elles sont importantes, inhabituelles ou persistantes, un avis médical est nécessaire.

💎 Pépite HypnOrka : votre météo intérieure

Une fois par semaine, accordez-vous quelques minutes.

Sur une échelle de 0 à 10, où en êtes-vous aujourd’hui concernant :

Votre énergie ?
Votre sommeil ?
Votre niveau de tension ?
Votre charge mentale ?

Ne cherchez pas le « bon score ».

Ce qui nous intéresse est l’évolution dans le temps.

Si votre énergie descend progressivement pendant que votre tension et votre charge mentale augmentent, votre corps vous donne peut-être une information importante.

Pépite HypnOrka : les trois colonnes

Lorsque vous avez l’impression de devoir tout gérer, prenez une feuille.

Tracez trois colonnes :

À faire maintenant | Peut attendre | Ne dépend pas de moi

Puis notez ce qui tourne dans votre tête.

Vous découvrirez peut-être qu’une partie de votre énergie est consacrée à des choses qui ne nécessitent pas réellement votre attention immédiatement… ou sur lesquelles vous n’avez tout simplement pas de prise.

Ce petit exercice ne résout évidemment pas une situation d’épuisement.

Il permet simplement de faire un peu de place lorsque tout semble urgent.

La pépite à retenir : il est souvent plus facile d’agir sur une surcharge lorsqu’on commence à l’écouter que lorsqu’on attend de ne plus pouvoir avancer.

Quelles pistes pour prévenir l’épuisement ?

Il n’existe pas une technique permettant, à elle seule, d’empêcher un burn-out.

La première étape consiste souvent à comprendre ce qui nous épuise réellement.

Est-ce le travail ?

La charge familiale ?

Une accumulation des deux ?

Une période de vie particulièrement difficile ?

Une impossibilité à poser des limites ?

Un sommeil dégradé depuis plusieurs mois ?

Une situation sur laquelle nous avons peu de contrôle ?

La réponse permettra ensuite de chercher les ressources adaptées.

Retrouver de véritables temps de récupération

Se reposer ne signifie pas nécessairement rester devant son téléphone ou regarder une série tout en continuant à penser au lendemain.

Respiration, activité physique adaptée, marche, relaxation, temps dans la nature, activité agréable ou simplement quelques minutes sans sollicitation peuvent aider à recréer des temps de transition et de récupération.

Apprendre à identifier ses limites

Une question toute simple peut parfois être révélatrice :

« Qu’est-ce que je continue à faire aujourd’hui alors que je sais que je suis déjà épuisé(e) ? »

Il ne sera pas toujours possible de supprimer immédiatement cette contrainte.

Mais la nommer permet déjà de distinguer ce qui est réellement indispensable de ce que l’on continue parfois à porter par habitude, culpabilité ou peur de décevoir.

Quelle place pour l’hypnose, l’EFT et mes autres outils ?

Aujourd’hui, mon approche a évolué.

Je ne pars pas d’une technique : je pars de la personne, de ce qu’elle vit et de ce dont elle a besoin.

Selon la situation et l’objectif, nous pouvons par exemple travailler autour :

  • du stress et des ruminations ;
  • de la difficulté à décrocher ;
  • de certaines émotions ;
  • du sommeil perturbé par le mental ;
  • de la difficulté à poser des limites ;
  • de la confiance en soi ;
  • du besoin de retrouver des temps de récupération.

Les outils sont ensuite choisis et adaptés en fonction de la personne, de son objectif et de ce qui lui convient.

Des outils différents selon ce dont vous avez besoin

L’hypnose peut être proposée lorsque le mental reste très actif, qu’il devient difficile de décrocher ou que l’on souhaite retrouver un état de détente plus profond. Elle peut également permettre de travailler sur certaines habitudes, réactions ou croyances qui entretiennent le stress.

L’EFT peut être intéressante lorsque les émotions ou les tensions prennent beaucoup de place. Les tapotements associés à l’attention portée au ressenti offrent un outil concret de régulation émotionnelle, que la personne peut également apprendre à réutiliser de façon autonome.

La respiration et la relaxation permettent de revenir au corps et de créer des temps de récupération dans le quotidien. Ce sont aussi des outils simples que j’aime transmettre afin que chacun puisse disposer de ressources entre les séances.

Le coaching permet de prendre du recul sur une situation, de clarifier ses priorités, ses besoins et ses limites. Il peut être particulièrement pertinent lorsque l’épuisement s’accompagne d’un questionnement sur l’équilibre entre les différentes sphères de vie ou lors d’une période de transition.

Les soins énergétiques et les approches corporelles complémentaires peuvent également trouver leur place lorsque la personne recherche un temps de détente, de recentrage et de mieux-être. Selon les besoins, je peux proposer un soin personnalisé intégrant différentes approches, notamment le magnétisme ou l’acupression.

Il ne s’agit donc pas de choisir à l’avance entre hypnose, EFT, coaching ou une autre approche : nous déterminons ensemble ce qui semble le plus adapté à votre situation et à votre objectif.

Ces accompagnements s’inscrivent dans une démarche de mieux-être et ne remplacent pas la prise en charge médicale ou psychologique d’un burn-out ou d’une autre difficulté de santé.

Quand demander de l’aide ?

Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être complètement épuisé pour parler de ce que vous traversez.

Lorsque la fatigue devient persistante, que le sommeil se dégrade fortement, que les activités quotidiennes deviennent difficiles, que vous vous sentez psychologiquement en souffrance ou que des symptômes physiques apparaissent, parlez-en à votre médecin.

Selon la situation, d’autres professionnels pourront également intervenir.

L’accompagnement complémentaire vient alors trouver sa place autour de cette prise en charge, et non à sa place.

Depuis le Covid, peut-être avons-nous surtout appris à regarder autrement l’épuisement

La pandémie n’a pas inventé le stress, la charge mentale ou le burn-out.

Mais elle a bouleversé nos vies et rendu beaucoup plus visibles certaines fragilités : nos difficultés à déconnecter, le poids de la charge familiale, la pression professionnelle ou scolaire et l’importance de véritables temps de récupération.

Adultes, parents, adolescents : nous ne nous épuisons pas tous pour les mêmes raisons.

C’est précisément pour cela qu’il est important de ne pas mettre toutes les situations derrière une seule étiquette.

Comprendre ce qui vous épuise constitue déjà une première étape pour savoir vers quelle aide vous tourner.

Je vous accueille chez HypnOrka à Yffiniac, près de Saint-Brieuc, pour un accompagnement personnalisé autour du stress, de la charge mentale, des émotions et du mieux-être.

Les accompagnements proposés chez HypnOrka s’inscrivent dans une démarche complémentaire de mieux-être. Ils ne remplacent pas un diagnostic, un traitement ou un suivi médical ou psychologique.

Laurence Carlo Guilloux – HypnOrka
Hypnose • EFT • respiration • coaching • accompagnement émotionnel

FAQ – Burn-out, stress et épuisement

Le stress est une réaction normale face à une situation qui demande de s’adapter. La fatigue peut apparaître après une période particulièrement intense et s’améliorer avec du repos. Le burn-out correspond, dans sa définition de référence, à un épuisement lié à un stress chronique dans le contexte professionnel.

Dans la vie courante, le terme « burn-out » est également employé pour parler d’autres formes d’épuisement, notamment parental ou scolaire. Ces situations ont leurs particularités et nécessitent de ne pas tout regrouper sous une même étiquette.

Une fatigue persistante, un sommeil moins réparateur, des difficultés à décrocher, davantage d’irritabilité, des problèmes de concentration, une perte de motivation ou certaines manifestations physiques peuvent constituer des signaux à écouter.

Pris séparément, ils ne signifient pas que vous êtes en burn-out. C’est notamment leur accumulation, leur intensité et leur persistance qui doivent attirer l’attention.

La crise du Covid a eu des conséquences importantes sur la santé mentale et a profondément modifié certaines organisations professionnelles, familiales et scolaires. Elle a notamment été associée à davantage d’anxiété, de troubles du sommeil et de difficultés psychologiques dans certaines populations.

Il est cependant plus prudent de parler d’une augmentation ou d’une plus grande visibilité des situations de stress et d’épuisement plutôt que d’attribuer toute cette évolution au seul burn-out.

Au sens strict, le burn-out défini par l’Organisation mondiale de la santé concerne le contexte professionnel.

Cependant, d’autres formes d’épuisement existent. On parle notamment d’épuisement parental lorsqu’un parent se retrouve durablement épuisé par les exigences liées à son rôle parental. Chez les jeunes, la notion de burn-out scolaire est également utilisée pour décrire certaines situations d’épuisement liées à l’école.

Nous consacrerons des articles spécifiques à ces différentes situations.

Les enfants et adolescents peuvent traverser des périodes de stress important et présenter fatigue, troubles du sommeil, difficultés de concentration, perte de motivation, anxiété ou manifestations physiques.

Chez un jeune, ces changements peuvent avoir de nombreuses causes. Il est donc préférable de ne pas conclure trop rapidement à un burn-out scolaire et de demander l’avis d’un professionnel lorsque les difficultés persistent ou affectent fortement son quotidien.

Lorsque la fatigue persiste malgré le repos, que votre sommeil se dégrade fortement, que vous n’arrivez plus à assurer certaines activités habituelles, que votre état psychologique vous inquiète ou que des symptômes physiques apparaissent, il est important d’en parler à votre médecin.

Il n’est pas nécessaire d’attendre d’être complètement épuisé pour demander de l’aide.

L’hypnose ne remplace pas la prise en charge médicale ou psychologique d’un burn-out.

Elle peut cependant être utilisée dans un accompagnement complémentaire pour travailler, selon la situation, autour du stress, des ruminations, de la difficulté à décrocher, de la relaxation ou de certaines émotions.

Chez HypnOrka, l’hypnose n’est d’ailleurs pas systématiquement utilisée : l’accompagnement et les outils sont adaptés à la personne et à son objectif.

Il n’existe pas une technique unique permettant d’éviter l’épuisement. Il est d’abord important d’identifier ce qui consomme durablement vos ressources : travail, charge mentale, responsabilités familiales, pression scolaire, événement de vie, manque de récupération ou accumulation de plusieurs facteurs.

Retrouver des temps de récupération, améliorer son sommeil, demander du soutien, réexaminer certaines priorités et apprendre à repérer ses propres signaux peuvent faire partie des premières pistes.

Allez plus loi

Livres à lire :

  • Le Burn-out, un mal du siècle de Marie Pezé
  • Le Burnout parental de Stéphanie Aouizerate
  • L’Hypnose et la guérison de David Elman
  • Le Pouvoir de l’instant présent d’Eckhart Tolle
  • L’EFT, une révolution thérapeutique de Gary Craig

Sites Web Utiles :

En appliquant les solutions proposées, vous pouvez mieux gérer votre stress et éviter le burnout. Ne tardez pas à prendre en main votre bien-être !

La Thérapie Quantique : Une Approche Puissante pour Votre Bien-être
Hypnose et Psycho-Énergie : Des Approches Complémentaires pour un Bien-Être Optimal Pendant la Grossesse