Stress et prise de poids : pourquoi le poids peut-il augmenter malgré vos efforts ?

« Je fais attention à ce que je mange… et pourtant, je prends du poids. »

Vous avez peut-être déjà prononcé cette phrase.

Vous essayez de manger équilibré. Vous bougez lorsque vous le pouvez. Vous faites attention à votre hygiène de vie.

Et pourtant, votre silhouette change. Votre poids augmente ou refuse de diminuer.

Alors les questions arrivent :

« Qu’est-ce que je fais mal ? »

« Pourquoi cela fonctionnait-il avant et plus maintenant ? »

« Est-ce que je manque de volonté ? »

Et si nous arrêtions de tout ramener à la volonté ?

Le poids dépend de nombreux facteurs : notre alimentation, notre activité physique, notre âge, notre génétique, notre état de santé, nos traitements éventuels et nos changements hormonaux.

Le stress peut également jouer un rôle.

Pas nécessairement de la manière dont on l’imagine. Et certainement pas de façon identique chez tout le monde.

Car le stress ne se résume pas à une émotion désagréable. Il peut modifier notre sommeil, notre appétit, notre niveau d’énergie et nos habitudes quotidiennes.

Voyons comment ces différents éléments peuvent se rencontrer.

Stress et prise de poids : quel est le lien ?

Le stress, une réponse naturelle de notre organisme

Le stress n’est pas, en lui-même, un dysfonctionnement.

C’est une réponse d’adaptation face à une situation que nous percevons comme exigeante, incertaine ou menaçante.

Lorsque nous devons réagir rapidement, notre organisme mobilise plusieurs systèmes physiologiques.

Notre rythme cardiaque peut augmenter, notre attention se concentrer et certaines hormones participer à la mobilisation de l’énergie.

Parmi elles : le cortisol.

Cette hormone joue un rôle essentiel dans notre fonctionnement quotidien.

Elle participe notamment à la régulation du métabolisme, à la réponse au stress et à notre rythme veille-sommeil.

Le cortisol n’est donc pas notre ennemi.

Quand le stress devient chronique

Un stress ponctuel et une pression qui s’installe pendant des semaines ou des mois ne se vivent pas de la même manière.

Lorsque les sollicitations se multiplient et que les périodes de récupération deviennent insuffisantes, nous pouvons ressentir :

  • Une fatigue persistante.
  • Des difficultés d’endormissement ou des réveils nocturnes.
  • Une irritabilité inhabituelle.
  • Des tensions musculaires.
  • Une difficulté à se concentrer.
  • Des changements dans notre appétit.
  • Une impression de ne jamais vraiment déconnecter.

Ces manifestations ne sont pas spécifiques au stress et peuvent avoir d’autres causes.

Mais elles méritent que nous nous intéressions à ce que nous vivons.

Car parfois, le problème n’est pas une seule difficulté.

C’est l’accumulation.

Cortisol et graisse abdominale : attention aux idées reçues

Vous avez probablement déjà entendu cette affirmation :

« Le cortisol fait stocker la graisse sur le ventre. »

Il existe effectivement des relations entre les systèmes hormonaux du stress, le métabolisme et la répartition des graisses.

Mais cela ne signifie pas que chaque période stressante provoque une augmentation du cortisol ou une prise de graisse abdominale.

La réponse hormonale au stress varie selon les personnes, la durée des sollicitations, le contexte et de nombreux autres facteurs.

Certaines maladies caractérisées par un excès important de cortisol peuvent entraîner une modification de la répartition des graisses. Mais ces situations médicales ne doivent pas être confondues avec le stress ordinaire du quotidien.

Autrement dit, avoir du ventre ne prouve pas que votre cortisol est trop élevé.

Et le stress ne bloque pas automatiquement la perte de poids.

Ce qui m’intéresse davantage, c’est de comprendre comment le stress peut influencer concrètement notre manière de vivre.

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Pourquoi le stress peut-il modifier notre poids ?

1. Il peut changer notre façon de manger

Certaines personnes perdent l’appétit lorsqu’elles sont stressées.

D’autres ressentent davantage l’envie de manger, notamment des aliments associés au plaisir ou au réconfort.

Et parfois, les deux réactions alternent selon les périodes.

Après une journée difficile, il peut être tentant de chercher une pause dans quelque chose de sucré, de croustillant ou de familier.

Ce n’est pas nécessairement un manque de discipline.

Manger peut aussi être associé à une recherche de réconfort, à une habitude ou à un moment de détente.

Le problème n’est pas de s’accorder un plaisir alimentaire.

Il apparaît lorsque ce comportement devient une réponse presque automatique à chaque émotion difficile, au point de provoquer de la souffrance.

2. Il peut perturber notre sommeil

Vous connaissez peut-être ces soirées où le corps est épuisé, mais où l’esprit continue de travailler.

La journée se termine.

Les pensées, elles, continuent.

Un sommeil insuffisant peut influencer la régulation de l’appétit, la fatigue, l’énergie disponible et nos choix alimentaires.

Il peut aussi rendre plus difficile la pratique d’une activité physique régulière.

C’est pourquoi le sommeil mérite une vraie place dans notre réflexion.

Pas comme une solution miracle pour perdre du poids, mais comme une composante importante de notre santé.

3. Il peut réduire notre activité physique

Lorsque nous sommes épuisés, bouger peut devenir plus difficile.

Ce n’est pas toujours une question de motivation.

Parfois, les ressources manquent.

Une personne qui travaille beaucoup, dort mal et assume une importante charge familiale n’a pas nécessairement la disponibilité physique et mentale pour maintenir ses habitudes sportives.

Et lorsque l’activité diminue durablement, cela peut contribuer à modifier l’équilibre énergétique.

4. Il peut favoriser des habitudes difficiles à maintenir

Sous pression, nous cherchons souvent à aller au plus simple.

Nous sautons un repas faute de temps.

Nous mangeons rapidement.

Nous repoussons une promenade.

Nous travaillons tard.

Nous nous couchons en pensant déjà au lendemain.

Pris isolément, ces comportements ne sont pas nécessairement problématiques.

Mais lorsqu’ils deviennent notre quotidien, ils peuvent avoir des conséquences sur notre bien-être et parfois sur notre poids.

Ce n’est donc pas toujours le stress directement qui fait évoluer la balance, mais aussi ce qu’il modifie dans notre vie.

Alimentation émotionnelle : quand manger répond à autre chose qu’à la faim

Avez-vous déjà ouvert un placard sans avoir réellement faim ?

Ou ressenti une envie soudaine de chocolat après une conversation difficile ?

Cela vous est peut-être arrivé.

À moi aussi, comme à beaucoup de personnes.

Nous ne mangeons pas uniquement pour répondre à un besoin énergétique.

L’alimentation fait aussi partie de notre histoire, de nos souvenirs, de nos relations et de nos habitudes.

Un gâteau peut rappeler l’enfance.

Un repas peut représenter un moment de partage.

Une douceur peut devenir une petite récompense après une journée éprouvante.

Rien de tout cela n’est anormal.

Mais il peut être intéressant de s’interroger lorsque manger devient notre principal moyen de gérer l’ennui, la tristesse, la colère ou la tension.

Reconnaître la faim physique et l’envie émotionnelle

La faim physique apparaît généralement progressivement et peut être satisfaite par différents aliments.

Une envie émotionnelle peut parfois surgir brusquement, être associée à un aliment précis ou apparaître après une situation stressante.

Cette distinction n’est cependant pas absolue.

Nos sensations alimentaires sont complexes et peuvent se mélanger.

L’objectif n’est pas de contrôler chaque bouchée, mais d’apprendre à mieux reconnaître ce que nous ressentons.

Et surtout, sans culpabilité.

Pourquoi vouloir en faire toujours plus n’est pas forcément la solution

Lorsqu’on constate une prise de poids, la réaction peut être immédiate :

« Je vais manger moins. »

« Je vais faire davantage de sport. »

« Je vais être plus stricte. »

Ces décisions peuvent parfois être prises dans la précipitation, sous l’effet de la frustration.

Pourtant, multiplier les restrictions ou adopter une activité physique excessive n’est pas toujours adapté.

Les régimes très restrictifs peuvent notamment être difficiles à maintenir et favoriser, chez certaines personnes, une relation conflictuelle avec l’alimentation.

Quant au sport, ses effets sur la santé sont nombreux, y compris lorsque le poids ne diminue pas.

L’enjeu n’est donc pas d’opposer effort et douceur.

C’est de rechercher des changements adaptés, réalistes et durables.

Parfois, cela commence par une question toute simple :

« De quoi ai-je réellement besoin en ce moment ? »

Femmes après 40 ans : quand le stress rencontre les changements hormonaux

La quarantaine et les années qui suivent peuvent être marquées par de nombreuses transitions.

Évolution professionnelle, responsabilités familiales, parents vieillissants, enfants qui grandissent, sommeil perturbé…

Et, pour certaines femmes, l’arrivée de la périménopause.

Pendant cette période, les fluctuations hormonales peuvent s’accompagner de troubles du sommeil, de changements d’humeur ou de modifications corporelles.

La ménopause est également associée à des évolutions de la composition corporelle et de la répartition des graisses, auxquelles contribuent aussi l’âge et les habitudes de vie.

Lorsque ces changements se superposent à une charge mentale importante, le quotidien peut devenir particulièrement éprouvant.

« Je ne reconnais plus mon corps »

Cette phrase revient souvent dans les échanges autour de la ménopause.

Et derrière elle, il peut y avoir plusieurs ressentis :

De la surprise.

De l’incompréhension.

De la colère.

Parfois même le sentiment d’avoir perdu une partie de ses repères.

Mais le corps que nous avions à 20 ans n’est pas nécessairement celui que nous aurons à 40, 50 ou 60 ans.

Cela ne signifie pas qu’il faut renoncer à prendre soin de soi.

Cela signifie peut-être qu’il faut réexaminer nos attentes et adapter nos habitudes à notre réalité actuelle.

Pour approfondir : retrouvez mon article consacré à la périménopause et aux changements du corps féminin.

Et si la prise de poids avait une autre explication ?

C’est un point auquel je tiens particulièrement.

Parce qu’il serait trop facile d’attribuer toute prise de poids au stress ou aux émotions.

Des changements de poids peuvent aussi être associés à des troubles thyroïdiens, à certains médicaments, à des facteurs métaboliques, à des changements hormonaux ou à d’autres situations médicales.

Et parfois, plusieurs facteurs se combinent.

Une prise de poids rapide, importante, inexpliquée ou accompagnée d’autres symptômes mérite un avis médical.

À lire également : « Je mange équilibré, mais je ne perds pas de poids : et si on parlait d’insuline ? »

Cet article explore notamment la résistance à l’insuline et la différence entre une hypothèse et un diagnostic.

Car accompagner les émotions ne signifie pas expliquer tous les symptômes par les émotions.

Comment réduire l’impact du stress sur son quotidien ?

Il n’existe pas une méthode universelle.

Ce qui aide une personne peut ne pas convenir à une autre.

L’essentiel est de trouver des pratiques adaptées à votre situation, sans transformer votre bien-être en nouvelle obligation.

Respirer pour retrouver un point d’appui

La respiration est une fonction naturelle que nous pouvons aussi mobiliser volontairement.

Lorsque nous sommes stressés, porter attention à notre souffle peut nous aider à ralentir et à retrouver un peu de disponibilité.

La cohérence cardiaque, par exemple, peut être un outil de gestion du stress.

Elle ne garantit ni une diminution du poids ni une normalisation du cortisol.

Mais elle peut constituer une pause utile dans une journée chargée.

Retrouver du mouvement sans se punir

Marcher, danser, jardiner, pratiquer le yoga, nager ou reprendre une activité sportive adaptée…

L’activité physique ne devrait pas être uniquement une manière de « compenser » ce que nous avons mangé.

Elle peut aussi être une source de plaisir, d’énergie et de confiance.

Observer ses habitudes alimentaires

Plutôt que de vous imposer immédiatement de nouvelles règles, commencez par observer.

À quels moments mangez-vous sans avoir faim ?

Quelles émotions sont présentes ?

Qu’est-ce qui vous fait du bien, en dehors de l’alimentation ?

Il ne s’agit pas de supprimer tous les comportements émotionnels.

Il s’agit d’élargir progressivement les possibilités qui s’offrent à vous.

Accorder une vraie place au sommeil

Des horaires relativement réguliers, un environnement favorable au repos et des temps de déconnexion peuvent contribuer à améliorer les conditions de sommeil.

Si les troubles persistent, un professionnel de santé pourra rechercher d’éventuelles causes médicales.

Accepter que tout ne soit pas maîtrisable

Il y aura des journées chargées.

Des imprévus.

Des moments où les bonnes intentions passeront au second plan.

Cela fait partie de la vie.

Prendre soin de soi ne signifie pas réussir parfaitement chaque jour.

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Les Pépites HypnOrka : et si vous changiez une seule chose ?

Je vous propose une petite expérience.

Pendant quelques jours, choisissez un moment où vous ressentez habituellement une forte tension.

Cela peut être en rentrant du travail, avant de préparer le dîner ou au moment de vous coucher.

Avant de réagir automatiquement, posez-vous trois questions :

1. Qu’est-ce que je ressens ?

De la fatigue ? De l’agacement ? De la tristesse ? Une envie de réconfort ?

2. De quoi ai-je besoin ?

De manger ? De me reposer ? De parler ? De bouger ? De ne rien faire pendant cinq minutes ?

3. Quelle petite action pourrait m’aider maintenant ?

Boire un verre d’eau, prendre l’air, appeler quelqu’un, respirer tranquillement, préparer un vrai repas ou simplement m’accorder une pause.

Il n’y a pas de bonne réponse universelle.

L’idée est de développer votre capacité à choisir, plutôt que de fonctionner uniquement par automatisme.

La pépite à retenir : observer sans juger permet parfois de découvrir des possibilités que l’on ne voyait plus.

Comment l’hypnose, l’EFT et le coaching peuvent-ils vous accompagner ?

Dans mon cabinet HypnOrka, à Yffiniac près de Saint-Brieuc, et en visio, j’accompagne notamment les personnes qui souhaitent mieux comprendre leurs réactions au stress, leurs émotions et certaines habitudes devenues difficiles à modifier.

Je ne propose pas de traitement médical de la prise de poids et je ne remplace pas un professionnel de la nutrition.

Mon travail porte sur les dimensions émotionnelles et comportementales qui peuvent intervenir dans votre quotidien.

Avec l’hypnose Ericksonienne

Nous pouvons explorer certains automatismes, travailler sur la gestion du stress, les représentations du corps et les ressources personnelles.

L’hypnose n’agit pas comme un interrupteur qui ferait disparaître les envies alimentaires.

Elle peut s’inscrire dans une démarche de changement, avec des résultats variables selon les personnes et les objectifs.

Avec l’EFT

Nous pouvons utiliser des exercices associant attention portée aux émotions et stimulation de points corporels pour accompagner la gestion de certaines tensions ressenties.

Cette pratique ne constitue pas un traitement des troubles métaboliques.

Avec le coaching

Nous prenons du recul sur vos habitudes, vos croyances, vos priorités et les changements que vous souhaitez réellement engager.

Car une solution n’est utile que si elle a du sens pour vous.

Mon rôle n’est pas de vous dire quel corps vous devriez avoir, mais de vous aider à retrouver davantage de liberté dans votre relation à vous-même.

FAQ — Stress et prise de poids

Le stress peut contribuer à une prise de poids chez certaines personnes, notamment en influençant l’appétit, le sommeil, l’activité physique et les comportements alimentaires. Mais il ne provoque pas systématiquement une prise de poids.

Non. Le cortisol participe à de nombreux mécanismes physiologiques, mais on ne peut pas attribuer automatiquement une prise de graisse abdominale au stress ou à un excès de cortisol.

Le stress peut modifier l’appétit et favoriser, chez certaines personnes, la recherche d’aliments associés au plaisir ou au réconfort. Les habitudes et le contexte émotionnel jouent également un rôle.

Pas nécessairement. Réduire le stress peut améliorer le bien-être, le sommeil et certaines habitudes, mais cela ne garantit pas une perte de poids.

La périménopause et la ménopause peuvent s’accompagner de changements hormonaux, corporels et de sommeil. Le stress peut compliquer le vécu de cette période, mais les évolutions du poids ont généralement plusieurs explications.

L’hypnose peut être envisagée comme un accompagnement complémentaire pour explorer certains automatismes, le stress et la relation à l’alimentation. Elle ne remplace pas une prise en charge spécialisée lorsqu’un trouble du comportement alimentaire est suspecté.

Pour aller plus loin

À découvrir également sur le blog HypnOrka :

la bibliothéque Hypnorka

A écouter :

https://www.metamorphosepodcast.com/podcast/la-nutrition-au-service-de-la-longevite

Et si vous retrouviez une relation plus apaisée avec votre corps ?

Peut-être que votre poids a changé.

Peut-être que vous ne reconnaissez plus certaines de vos habitudes.

Ou peut-être que vous êtes simplement fatiguée de vous imposer toujours plus d’exigences.

Vous n’avez pas besoin d’ajouter une nouvelle injonction à votre quotidien.

Vous pouvez commencer par comprendre ce qui se passe, identifier ce qui dépend de vous et rechercher l’aide adaptée lorsque c’est nécessaire.

Si le stress, la charge mentale ou les émotions compliquent votre quotidien, nous pouvons en parler.

HypnOrka — Hypnose Ericksonienne, EFT et coaching à Yffiniac, près de Saint-Brieuc, et en visio.

Laurence Carlo Guilloux — HypnOrka

Accompagnante en mieux-être, j’accompagne les adultes, les enfants et les adolescents dans la gestion du stress, des émotions et des changements de vie, avec une approche qui respecte leur histoire, leurs différences et leur autonomie.

Cet article est informatif. Il ne remplace pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. En présence de troubles alimentaires importants ou de symptômes persistants, une évaluation par un professionnel de santé est recommandée.

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