Quand la douleur s’installe, elle ne reste pas toujours cantonnée à une partie du corps. Elle peut finir par prendre de la place dans les nuits, les pensées, les relations, les activités… et parfois dans toute la vie.
« Est-ce que je vais encore avoir mal demain ? »
« Est-ce que je vais réussir à dormir ? »
« Est-ce que je vais pouvoir travailler, sortir, prévoir quelque chose ? »
« Pourquoi suis-je aussi irritable ou épuisé(e) ? »
Lorsque l’on vit avec une douleur persistante, le quotidien peut progressivement s’organiser autour d’elle.
La prise en charge médicale reste essentielle pour rechercher une cause, poser un diagnostic lorsque cela est possible et proposer les soins appropriés.
Mais il existe également tout ce que la personne vit autour de sa douleur : le stress, l’appréhension, le découragement, le sommeil perturbé, la fatigue, la peur du prochain épisode ou le sentiment de ne plus maîtriser son quotidien.
C’est à cet endroit que peut intervenir mon accompagnement chez HypnOrka à Yffiniac, près de Saint-Brieuc : non pas pour traiter la cause médicale de la douleur, mais pour vous aider à retrouver des ressources face à ce que vous traversez.
Qu’est-ce que la douleur ?
La définition de la douleur a évolué depuis la première version de cet article.
Depuis 2020, l’International Association for the Study of Pain (IASP) la définit comme une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée, ou ressemblant à celle associée, à une lésion tissulaire réelle ou potentielle. L’IASP précise également que la douleur est une expérience personnelle, influencée à des degrés variables par des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux.
C’est une précision essentielle.
Cela ne signifie absolument pas que « la douleur est dans la tête ».
Cela signifie que la douleur est une expérience complexe.
Le corps, le système nerveux, le contexte, les expériences antérieures, le sommeil, le stress, les émotions ou encore l’environnement peuvent participer à la façon dont une personne vit sa douleur. Le modèle biopsychosocial est aujourd’hui utilisé pour rendre compte de cette dimension multifactorielle.
Deux personnes présentant une situation médicale comparable peuvent donc vivre leur douleur très différemment.
Et leur expérience mérite, dans les deux cas, d’être entendue.
Douleur aiguë et douleur chronique : deux réalités différentes
Qu’est-ce qu’une douleur aiguë ?
Une douleur aiguë apparaît généralement sur une période limitée et joue souvent un rôle d’alerte.
Une brûlure, une blessure, une douleur abdominale inhabituelle ou une douleur thoracique, par exemple, peuvent signaler qu’il se passe quelque chose qui nécessite une attention particulière.
Une douleur brutale, inhabituelle ou intense peut nécessiter une évaluation médicale rapide, voire urgente selon la situation.
L’objectif n’est donc jamais d’utiliser une technique de relaxation ou d’hypnose pour faire disparaître un signal d’alerte sans en connaître la cause.
Qu’est-ce qu’une douleur chronique ?
La douleur chronique est aujourd’hui définie comme une douleur qui persiste ou se reproduit pendant plus de trois mois. En France, la Haute Autorité de Santé estime qu’elle concerne plus de 12 millions de personnes.
Avec le temps, ses conséquences peuvent dépasser largement la sensation douloureuse elle-même.
Elle peut affecter :
- le sommeil ;
- l’énergie ;
- les activités quotidiennes ;
- le travail ;
- les loisirs ;
- les relations ;
- l’humeur ;
- la confiance en son corps ;
- la capacité à se projeter.
L’enjeu de la prise en charge de la douleur chronique n’est d’ailleurs pas toujours sa disparition complète. La HAS souligne notamment l’importance de réduire le handicap associé et d’améliorer la qualité de vie.
Et cette notion rejoint beaucoup ma façon d’accompagner : que pouvez-vous progressivement retrouver, même lorsque tout n’est pas sous votre contrôle ?
Qu’est-ce qu’une douleur chronique ?
La douleur chronique est aujourd’hui définie comme une douleur qui persiste ou se reproduit pendant plus de trois mois. En France, la Haute Autorité de Santé estime qu’elle concerne plus de 12 millions de personnes.
Comment évaluer sa douleur ?
Les professionnels de santé peuvent utiliser différentes échelles pour permettre à une personne d’évaluer l’intensité de sa douleur.
L’une des plus connues utilise une échelle allant de 0 à 10 :
0 : absence de douleur
10 : douleur maximale imaginable
Mais un chiffre ne raconte pas tout.
Dans mon accompagnement, d’autres questions m’intéressent également :
À quel moment est-ce le plus difficile ?
Qu’est-ce que la douleur vous empêche de faire aujourd’hui ?
Comment dormez-vous ?
Qu’est-ce qui augmente votre appréhension ?
Qu’est-ce qui vous aide, même un peu ?
Parce que derrière « j’ai mal à 7/10 », il y a une personne et un quotidien.
Douleur et souffrance : pourquoi les émotions comptent-elles ?
La douleur appartient au champ médical.
La souffrance désigne plus largement la manière dont cette situation est vécue par la personne.
Vivre avec une douleur persistante peut générer de l’inquiétude :
« Et si ça recommence ? »
Du découragement :
« J’ai l’impression d’avoir tout essayé. »
De la colère :
« Pourquoi mon corps me fait-il ça ? »
De la culpabilité :
« Je ne peux plus faire autant qu’avant. »
Ou encore une hypervigilance permanente vis-à-vis du corps.
Or, l’IASP rappelle précisément que la douleur est une expérience personnelle influencée par des dimensions biologiques, psychologiques et sociales.
Prendre en compte l’émotionnel ne revient donc pas à nier la réalité physique de la douleur.
C’est reconnaître la personne dans son ensemble.
Le cercle douleur – stress – sommeil – fatigue
Avec le temps, un véritable cercle peut parfois se mettre en place.
J’ai mal → je m’inquiète → je me tends → je dors moins bien → je suis épuisé(e) → mes ressources diminuent → la douleur occupe encore davantage mes pensées.
Puis l’appréhension peut apparaître avant même certaines activités :
« Si je fais ça, est-ce que je vais avoir mal après ? »
Petit à petit, la personne peut renoncer à certaines sorties, certains mouvements ou certaines activités.
L’objectif de l’accompagnement n’est donc pas de vous demander de « penser positif » ni d’ignorer votre douleur.
Il est plutôt de chercher sur quels éléments vous pouvez reprendre progressivement la main.
💎 Les Pépites d’HypnOrka — Mesurer autre chose que la douleur
Lorsque l’on vit avec une douleur chronique, on peut finir par surveiller principalement une chose :
« Combien j’ai mal aujourd’hui ? »
Essayez d’ajouter trois autres curseurs, de 0 à 10 :
Mon niveau de tension : … /10
Mon niveau de fatigue : … /10
Mon niveau de calme : … /10
Puis demandez-vous :
« Sur lequel de ces trois curseurs ai-je une petite marge d’action aujourd’hui ? »
Vous ne pouvez peut-être pas faire passer immédiatement votre douleur de 7 à 2.
Mais vous pouvez parfois faire passer votre tension de 8 à 6.
Et retrouver cette petite marge de manœuvre, c’est déjà retrouver de l’autonomie.
Quelle est la place des soins médicaux ?
La douleur nécessite d’abord une évaluation adaptée par les professionnels de santé, particulièrement lorsqu’elle est nouvelle, intense, inhabituelle, persistante ou évolutive.
Selon sa cause et sa nature, sa prise en charge médicale peut associer différentes approches : traitements médicamenteux, rééducation, activité physique adaptée, interventions spécifiques ou accompagnement multidisciplinaire.
La douleur chronique est complexe et la HAS recommande justement un parcours gradué, adapté aux besoins de chaque personne et coordonné entre les professionnels concernés. Haute Autorité de Santé
Chez HypnOrka :
je ne pose pas de diagnostic ;
je ne prescris ni ne modifie aucun traitement ;
je ne demande jamais d’interrompre un suivi médical ;
je ne promets pas de supprimer une douleur.
Mon intervention se situe en complément.
Alors, que peut apporter un accompagnement HypnOrka ?
Mon travail porte principalement sur la façon dont vous vivez ce qui vous arrive et sur les ressources que vous pouvez mobiliser.
Selon votre situation, nous pouvons travailler autour de plusieurs objectifs :
- retrouver davantage de calme lorsque la tension monte ;
- apprendre à utiliser la respiration pour revenir à un état plus apaisé ;
- diminuer l’appréhension associée à certaines situations ;
- travailler sur les émotions qui accompagnent la douleur ;
- retrouver des outils pour les périodes plus difficiles ;
- favoriser la détente avant le sommeil ;
- modifier certaines représentations de la douleur ;
- retrouver confiance dans ses propres ressources ;
- développer progressivement davantage d’autonomie.
L’objectif n’est pas :
« Je vais faire disparaître votre douleur. »
Il est davantage :
« Qu’est-ce qui peut vous aider à mieux traverser ces moments et à reprendre une place active dans votre quotidien ? »
Mon intervention se situe en complément.
Quels outils puis-je utiliser ?
Il n’existe pas un protocole identique pour toutes les personnes.
Selon vos besoins et votre parcours, je peux notamment proposer :
Elle peut être utilisée comme un outil d’accompagnement pour travailler sur la détente, l’attention, les représentations ou la manière de vivre certaines sensations.
Je peux également transmettre des exercices d’auto-hypnose, afin que vous puissiez disposer d’un outil entre les séances.
Pour la douleur chronique, les données scientifiques concernant l’hypnose restent variables selon les situations et les études ; elle doit donc être envisagée comme une approche complémentaire et non comme un substitut à la prise en charge médicale. Haute Autorité de Santé
Je peux utiliser l’EFT principalement pour travailler sur la charge émotionnelle, l’appréhension, le stress ou certaines pensées associées à ce que vous vivez.
La respiration et la cohérence cardiaque
Ce sont des outils particulièrement intéressants parce qu’ils peuvent ensuite être utilisés seul(e), chez soi, lorsqu’on sent la tension ou le stress augmenter.
La relaxation et les visualisations
Elles peuvent permettre de créer un temps de pause, de déplacer momentanément l’attention et de retrouver des sensations plus agréables.
Là encore, l’objectif n’est pas de présenter ces méthodes comme un traitement de la cause de la douleur. Pour plusieurs techniques de relaxation ou de pleine conscience, les preuves disponibles en douleur chronique restent limitées ou variables.
💎 Les Pépites d’HypnOrka — La respiration 3.6.5
Voici justement un outil que vous pouvez tester lorsque la tension ou l’appréhension monte.
3 fois par jour
6 respirations par minute
pendant 5 minutes
Installez-vous confortablement et ralentissez progressivement votre respiration, sans forcer.
Vous pouvez également commencer plus simplement par une seule séance de 5 minutes.
Le but n’est pas de vous dire :
« Respirez et votre douleur va disparaître. »
Mais plutôt :
« Je ne contrôle peut-être pas tout ce qui se passe dans mon corps, mais je peux agir sur mon état de tension à cet instant. »
→ À lire aussi : Cohérence cardiaque 3.6.5 : apprendre à retrouver son calme
Pour quelles situations cet accompagnement peut-il être envisagé ?
Je peux accompagner des adultes qui vivent avec une douleur persistante déjà intégrée dans un parcours médical, par exemple lorsqu’elle s’accompagne :
- de stress ou d’anxiété ;
- d’appréhension ;
- de fatigue ;
- de sommeil perturbé ;
- d’irritabilité ;
- de découragement ;
- de difficultés à se détendre ;
- d’un sentiment de perte de contrôle ;
- d’un retentissement important sur le quotidien.
Les personnes que j’accompagne peuvent présenter des situations très différentes : douleurs musculosquelettiques persistantes, migraines, douleurs articulaires, fibromyalgie, douleurs gynécologiques, douleurs liées à certaines maladies chroniques ou à un parcours médical…
Ces exemples ne signifient pas que je prends en charge ces maladies.
J’accompagne la personne et son vécu émotionnel ; la pathologie reste du ressort des professionnels de santé.
Cette distinction est particulièrement importante pour la fibromyalgie, par exemple : la HAS rappelle qu’il s’agit bien d’une maladie associée à des modifications des mécanismes de détection et de modulation de la douleur, et non d’un simple mal-être psychologique. Haute Autorité de Santé
Retrouver de l’autonomie face aux périodes douloureuses
C’est probablement le point que je renforcerais le plus par rapport à l’ancien article.
Une personne qui vit depuis longtemps avec des douleurs a parfois l’impression que son corps décide de tout.
Mon objectif est donc aussi de constituer avec elle une petite boîte à outils personnelle.
Pas quinze exercices à faire tous les jours.
Mais quelques ressources qu’elle connaît suffisamment bien pour pouvoir se dire :
« Aujourd’hui c’est difficile, mais je sais ce que je peux essayer. »
Cela peut être :
une respiration ;
une courte auto-hypnose ;
un exercice EFT ;
une visualisation ;
une position de détente ;
un rituel avant le sommeil ;
une façon différente de porter son attention.
Ce passage de « je subis » à « j’ai quelques ressources à ma disposition » est au cœur de ma façon de travailler.
Et le chaud, le froid, l’alimentation, les plantes ou les compléments ?
Ici, je modifierais complètement ton ancien article.
Le chaud ou le froid peuvent être utiles dans certaines situations et inadaptés dans d’autres. De même, plantes, huiles essentielles et compléments peuvent présenter des contre-indications ou des interactions, notamment avec certains médicaments.
Je préfère donc ne pas proposer une liste universelle de remèdes « anti-inflammatoires ».
Pour ces questions, demandez conseil à votre médecin, pharmacien ou professionnel de santé compétent en fonction de votre situation.
Chez HypnOrka, je reste dans mon champ : vous aider à développer des ressources de détente, de régulation émotionnelle et d’autonomie.
FAQ – Douleur chronique et accompagnement émotionnel
La douleur fait partie de votre vie. Elle n’a pas à prendre toute la place.
Lorsque l’on vit avec une douleur persistante, vouloir simplement « ne plus avoir mal » est parfaitement compréhensible.
Mais lorsque la situation dure, une autre question peut également devenir importante :
« Qu’est-ce que je peux retrouver dans ma vie, malgré ce que je traverse ? »
Du sommeil.
Du calme.
Une activité.
Un moment agréable.
Une relation plus apaisée avec son corps.
Ou simplement la sensation de disposer à nouveau de quelques outils lorsque les journées sont plus difficiles.
C’est dans cette démarche que je peux vous accompagner chez HypnOrka à Yffiniac, près de Saint-Brieuc, en complément de votre suivi médical.
Laurence Carlo Guilloux – HypnOrka
Hypnose • EFT • respiration • accompagnement émotionnel • approches complémentaires
Yffiniac, près de Saint-Brieuc
Prenez soin de vous.
Pour aller plus loin
→ Cohérence cardiaque 3.6.5 : retrouver un outil simple pour s’apaiser
→ Stress et anxiété : comprendre ce qui se passe dans le corps
→ EFT : comment cette pratique peut accompagner les émotions
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