Ah, la ménopause ! Ce moment où tout change… Les hormones tirent leur révérence, et nos os, eux, commencent à réclamer un peu plus d’attention. Mais saviez-vous que les femmes sont deux fois plus touchées par l’ostéoporose que les hommes ? Eh oui, mesdames, la baisse des œstrogènes fait que nos os deviennent plus fragiles après la ménopause. Et cette fragilité peut nous surprendre sans crier gare.
Ménopause et ostéoporose : pourquoi prendre soin de ses os dès maintenant ?

Pourquoi les Femmes sont-elles plus vulnérables que Les hommes ?
Chez les femmes, la ménopause entraîne une diminution importante des œstrogènes. Or ces hormones participent au maintien de l’équilibre du remodelage osseux. Après la ménopause, la perte osseuse s’accélère donc, particulièrement pendant les premières années.
Les femmes sont ainsi davantage concernées par l’ostéoporose que les hommes. Mais le risque varie beaucoup d’une femme à l’autre selon l’âge, les antécédents, l’activité physique, le poids, certaines maladies ou certains traitements.
Chez les hommes, la perte osseuse est généralement plus progressive, mais ils ne sont pas pour autant épargnés par l’ostéoporose.
Ménopause et ostéoporose : pourquoi surveiller sa santé osseuse ?
À mesure que les œstrogènes chutent, nos os, eux, se fragilisent. Voilà pourquoi les femmes ménopausées sont plus susceptibles de développer de l’ostéoporose, une maladie silencieuse qui rend les os plus fragiles et donc plus vulnérables aux fractures. Mais rassurez-vous, on n’en est pas toutes là. Tout est une question de prévention, et c’est justement là qu’il faut agir avant que l’os ne casse (parce qu’une fracture, franchement, c’est jamais un bon plan).
Le lien entre la ménopause et l’ostéoporose, on le connaît bien : La baisse des œstrogènes modifie l’équilibre du renouvellement osseux : la résorption de l’os devient plus importante que sa formation, ce qui peut progressivement fragiliser le squelette.
Et si vous êtes du genre à faire des sports de contact ou à glisser sur le sol après une maladresse (comme moi, je plaide coupable), cela peut devenir un vrai casse-tête.
Et Moi Dans Tout Ça ?
Alors voilà, je vais vous confier quelque chose de plus personnel : pour moi, la ménopause a été une expérience assez calme. Pas de bouffées de chaleur, pas de sueurs nocturnes… On parle dans ce cas de ménopause chirurgicale : contrairement à une ménopause naturelle qui s’installe progressivement, l’ablation des deux ovaires entraîne une chute brutale de la production d’hormones ovariennes. Mais c’était mon choix donc ! Je suis passée du stade tout est ok à ménopause, puis le tout a pris un tournant différent avec l’ablation de ma thyroïde il y a quelques décennies. Une maladresse m’a finalement fait comprendre que mes os n’étaient plus aussi résistants qu’avant.
Avant cela, mes os étaient au top de leur forme. J’étais une femme en pleine santé, capable de faire tout ce que je voulais sans me soucier de mes os (ou de quoi que ce soit d’autre d’ailleurs). Puis, avec ces ablations hormonales, tout a changé. Ma densité osseuse a commencé à baisser, sans signes préalables évidents. L’os, lui, ne m’a pas prévenu, mais une fracture du poignet m’a fait l’effet d’un réveil brutal.
C’était après un simple incident. Je glissais, je suis tombée, et boum ! Le poignet a cédé. Franchement, qui pensait qu’une chute aussi anodine finirait en fracture ?
Le chirurgien m’a recommandé de faire une densitométrie osseuse, cet examen qui permet de mesurer la densité minérale osseuse et d’évaluer une éventuelle fragilité osseuse (et qui peut sauver des vies, croyez-moi). Et là, verdict : un petit « souci » de densité osseuse, juste assez pour qu’on commence à surveiller de près. J’ai donc dû faire attention à ma santé osseuse comme jamais auparavant.
Et le Levothyrox dans tout ça ?
Ah, vous pensiez que l’histoire était terminée ? Eh bien non !
Depuis l’ablation de ma thyroïde, je prends du Levothyrox, depuis 20 ans, un traitement substitutif indispensable puisque mon organisme ne produit plus lui-même les hormones thyroïdiennes dont il a besoin.
Mais ici, une précision est importante : ce n’est pas le Levothyrox correctement dosé qui doit être considéré comme responsable de l’ostéoporose.
En revanche, un excès d’hormones thyroïdiennes — notamment dans certaines situations où la TSH reste très basse — peut avoir des conséquences sur le métabolisme osseux.
Dans mon cas, cela renforce surtout l’importance d’un suivi médical régulier, avec un traitement adapté à ma situation et une surveillance de ma santé osseuse lorsque cela est nécessaire et je fais attention à ce que je mets dans mon assiette.
Leçons et Prévention : Mieux Vaut Prendre Soin de Ses Os !
Tout cela m’a appris qu’il est important de ne pas laisser les années filer sans prendre soin de ses os. La ménopause est un bon moment pour parler de sa santé osseuse avec son médecin et faire le point sur ses facteurs de risque. L’ostéodensitométrie n’est pas réalisée systématiquement chez toutes les femmes ménopausées : elle est proposée lorsqu’elle est indiquée en fonction de la situation et des facteurs de risque. Cela permet de vérifier la santé de vos os et d’agir avant que la fracture ne survienne.
Ce que tu peux faire dès maintenant :
- Fais le point sur tes facteurs de risque : antécédents de fracture, ménopause précoce ou chirurgicale, antécédents familiaux, faible poids, certains traitements ou maladies… Ton médecin pourra déterminer si une ostéodensitométrie est indiquée.
- Mange équilibré : Calcium et vitamine D sont tes meilleurs alliés.
- Bouge régulièrement : Marche, yoga, danse… tout mouvement est bon pour tes os et tes muscles.
- Discute avec ton médecin : Certains traitements ou carences peuvent jouer sur la santé de tes os.
Prévention et conseils pratiques
- Exposition au soleil : Un peu de soleil pour la vitamine D, ça fait toujours du bien.
- Alimentation riche en calcium et vitamine D : Optez pour des aliments comme les légumes à feuilles vertes, les amandes, le poisson gras (saumon, maquereau) et les produits laitiers si vous les tolérez. Et n’oubliez pas de vous exposer un peu au soleil pour la vitamine D, c’est le super-héros qui aide à fixer le calcium dans vos os !
- Exercice physique doux à impacts modérés : La marche, le vélo, la natation et le yoga sont parfaits pour renforcer les os sans risquer les blessures. Vous pouvez aussi essayer la danse (et pourquoi pas la danse de salon ?), qui allie plaisir et mouvement doux.
- Renforcer les muscles : En plus des exercices pour les os, n’oubliez pas de renforcer vos muscles. Un bon tonus musculaire soutient vos os et prévient les chutes. Pensez à des exercices de renforcement comme des squats légers, des fentes ou des exercices de Pilates.
- Compléments alimentaires : le calcium et la vitamine D jouent un rôle essentiel dans la santé osseuse, mais la supplémentation n’est pas systématique. Les besoins dépendent notamment de l’alimentation, de l’exposition au soleil, de l’âge et de la situation médicale.Le magnésium participe lui aussi au fonctionnement normal de l’organisme et au métabolisme osseux, mais il n’est pas un traitement de l’ostéoporose.Avant de prendre régulièrement calcium, vitamine D ou d’autres compléments, parles-en avec votre médecin ou votre pharmacien afin de vérifier si vous en avez réellement besoin.
- Pour préserver la santé osseuse, pensez également au renforcement musculaire et aux activités réalisées en charge : marche soutenue, escaliers, danse, exercices avec résistance ou petits impacts lorsqu’ils sont adaptés à votre condition physique.La natation et le vélo restent d’excellentes activités pour la santé générale, les muscles et l’endurance, mais sollicitent moins directement les os puisqu’ils comportent peu ou pas d’impact.En cas d’ostéoporose connue, de fracture ou de problème articulaire, demandez conseil à votre médecin ou à votre kinésithérapeute pour choisir les exercices adaptés.
Et après une fracture : retrouver confiance dans son corps
Une fracture ne laisse pas toujours uniquement une trace physique.
Après une chute, certaines personnes commencent à appréhender les escaliers, les déplacements, certaines activités ou simplement la possibilité de tomber à nouveau.
Cette peur peut parfois conduire à moins bouger alors que maintenir une activité adaptée est justement important pour conserver ses muscles, son équilibre et son autonomie.
C’est aussi là que mon accompagnement peut avoir sa place.
Je ne traite pas l’ostéoporose. En revanche, l’hypnose, l’EFT, la respiration, la relaxation ou le coaching peuvent être utilisés pour travailler autour de l’appréhension, du stress, de la confiance dans son corps ou de l’adaptation à cette nouvelle réalité.
➡️ À lire : [Confiance en soi : retrouver ses ressources quand le corps change]
La clé, c’est de ne pas attendre que les années passent sans agir. Que tu sois en ménopause ou non, il n’est jamais trop tôt (ni trop tard !) pour prendre soin de toi et de tes os.
Parce qu’au fond, l’objectif est bien celui-là : continuer à bouger, préserver son autonomie et profiter pleinement de la vie le plus longtemps possible.
La Pépite HypnOrka : votre capital osseux aime la régularité
Plutôt que de vous dire :
« Maintenant, il faut que je fasse beaucoup plus de sport ! »
posez-vous trois petites questions :
Ai-je bougé aujourd’hui ?
Ai-je sollicité mes muscles cette semaine ?
Qu’est-ce que je peux faire régulièrement plutôt qu’intensément pendant quinze jours ?
La prévention se construit davantage dans la durée que dans la perfection.
Questions fréquentes sur la ménopause, l’ostéoporose et la santé osseuse
Non. La perte osseuse s’accélère après la ménopause, mais toutes les femmes ne développeront pas une ostéoporose. Le risque dépend de nombreux facteurs individuels.
Elle peut rester longtemps silencieuse. Ce sont parfois une fracture ou un tassement vertébral qui conduisent à sa découverte. Ameli
Pas systématiquement. Elle est recommandée lorsque certains facteurs de risque sont présents. Votre médecin pourra déterminer si elle est pertinente dans votre situation. Ameli
Non. L’ostéodensitométrie permet notamment de distinguer une densité considérée comme normale, une ostéopénie et une ostéoporose. Le résultat doit cependant être interprété avec les autres facteurs de risque de fracture. Ameli
Oui. L’activité physique reste bénéfique pour la densité osseuse à tout âge et contribue également au maintien des muscles et de l’équilibre.
Prendre soin de ses os sans vivre dans la peur
La ménopause constitue une étape importante pour la santé osseuse, mais ostéoporose ne signifie pas fatalité.
Comprendre ses facteurs de risque, conserver une activité physique adaptée, prendre soin de son alimentation, éviter le tabac et l’excès d’alcool et maintenir un suivi médical permettent d’agir concrètement.
Et mon histoire m’a surtout appris une chose :
il vaut mieux s’intéresser à ses os avant qu’ils ne se rappellent brutalement à nous.
Laurence Carlo Guilloux – HypnOrka
Hypnose • EFT • respiration • accompagnement émotionnel • approches complémentaires
Cabinet à Yffiniac, près de Saint-Brieuc
Les informations de cet article sont générales et ne remplacent pas un avis médical. Une ostéoporose ou une ostéopénie nécessite une évaluation et un suivi adaptés à votre situation.
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Pour des informations médicales fiables :
Inserm – Ostéoporose
Assurance Maladie – Ostéodensitométrie
Inserm – Ménopause


