Quand un enfant est inquiet, dort mal, manque de confiance, a peur de quelque chose ou se laisse facilement déborder par ses émotions, notre premier réflexe d’adulte est souvent de vouloir trouver la solution pour lui.
C’est normal.
Quand notre enfant souffre, nous aimerions pouvoir appuyer sur un bouton et faire disparaître ce qui lui pose problème.
Mais l’accompagner peut aussi consister à lui permettre de découvrir quelque chose de précieux :
« J’ai moi aussi des ressources et je peux apprendre à les utiliser. »
C’est notamment dans cet esprit que j’utilise l’hypnose avec les enfants et les adolescents.
L’objectif n’est pas de leur imposer une façon de penser ou de leur demander de devenir plus sages, plus calmes ou plus conformes à ce que les adultes attendent.
Il s’agit de les aider à mieux comprendre ce qu’ils vivent, expérimenter des outils et trouver ceux qui leur correspondent.
L’hypnose avec un enfant n’est pas une séance d’adulte en miniature
Les enfants possèdent généralement une grande capacité à imaginer.
Ils inventent des histoires, deviennent un personnage, transforment un coussin en bateau ou une couverture en cabane…
Et ils peuvent passer très naturellement du réel à l’imaginaire.
Cette capacité est particulièrement intéressante en hypnose.
Selon l’âge, la personnalité et les centres d’intérêt de l’enfant, une séance peut donc utiliser le jeu, les histoires, les métaphores, le dessin, l’imagination, les sensations ou le mouvement.
Avec un adolescent, l’approche sera encore différente.
Certains aiment visualiser, d’autres ont besoin de comprendre ce que nous faisons. Certains parlent beaucoup, d’autres beaucoup moins.
Et c’est très bien ainsi.
Je ne cherche pas à faire entrer l’enfant dans mon outil. J’adapte mes outils à l’enfant que j’ai devant moi.
Pourquoi consulter avec son enfant ou son adolescent ?
Les raisons sont très différentes d’une famille à l’autre.
Un enfant peut, par exemple, être confronté à :
- des inquiétudes ou des peurs ;
- des difficultés à gérer certaines émotions ;
- un manque de confiance en lui ;
- des difficultés d’endormissement ;
- une peur de l’école ou de certaines situations ;
- une énurésie, après avoir vérifié avec le médecin qu’il n’existe pas de cause nécessitant une prise en charge médicale ;
- une période de changement familial ou scolaire ;
- une difficulté à trouver sa place ou à exprimer ce qu’il ressent.
Chez les adolescents peuvent également apparaître la pression scolaire, le rapport au corps, la peur du regard des autres, le stress des examens, les relations avec les autres ou cette impression parfois très inconfortable de ne pas savoir exactement qui l’on est tout en étant supposé commencer à savoir où l’on va.
L’hypnose peut alors faire partie des outils que j’utilise dans l’accompagnement.
Elle n’est pas systématique.
Parce que selon le jeune et son besoin, un autre outil peut parfois être plus pertinent.
Sa sensibilité n’est pas forcément le problème
C’est un point qui compte beaucoup pour moi.
Un enfant très sensible, imaginatif, curieux ou particulièrement attentif à ce qui l’entoure peut parfois vivre certaines situations avec beaucoup d’intensité.
L’objectif n’est pas nécessairement de lui apprendre à « être moins sensible ».
Nous pouvons plutôt l’aider à reconnaître ce qui se passe en lui, mettre des mots sur ses émotions, identifier ses besoins, apprendre à poser certaines limites et découvrir ce qui lui permet de retrouver son équilibre.
Une singularité qui fragilise un enfant dans certaines situations peut aussi devenir une force lorsqu’il apprend à mieux la connaître.
Je préfère donc chercher avec lui :
« Comment est-ce que tu fonctionnes ? »
plutôt que :
« Comment faudrait-il que tu fonctionnes ? »
Lui donner des outils pour aujourd’hui… et pour demain
Bien sûr, lorsqu’un enfant vient me voir parce qu’il a peur, qu’il dort mal ou qu’une situation lui pose problème, nous nous intéressons à ce qu’il vit maintenant.
Mais mon objectif ne s’arrête pas forcément à la difficulté du moment.
Un exercice de respiration, un ancrage, une façon de reconnaître une émotion, une visualisation ou un outil découvert pendant l’accompagnement pourra éventuellement lui resservir plus tard.
Il expérimente.
Il observe ce qui fonctionne pour lui.
Et progressivement, il peut devenir davantage acteur de son propre apaisement.
C’est cette notion d’autonomie que j’apprécie particulièrement dans l’accompagnement des enfants et des adolescents.
Et les parents dans tout ça ?
Vous connaissez votre enfant bien mieux que moi.
Votre regard est donc précieux pour comprendre ce qui se passe à la maison, depuis quand, dans quelles circonstances et ce qui a déjà été essayé.
Mais l’enfant ou l’adolescent a également besoin de disposer d’un espace dans lequel sa propre parole peut exister.
Selon son âge et la situation, nous pouvons donc prévoir des temps avec les parents et d’autres directement avec lui.
Je peux également proposer certains outils à utiliser à la maison afin que les parents puissent accompagner ce qui a été travaillé, sans transformer pour autant chaque soirée en séance de thérapie familiale.
L’idée est de travailler avec vous, pas à votre place, tout en respectant progressivement l’autonomie et l’intimité de votre enfant.
Pourquoi Kiddy Mind ?
J’ai choisi de me former auprès de Kiddy Mind Académie, créée par Isabelle Ablain, parce que je souhaitais approfondir une approche spécifiquement pensée pour les enfants et les adolescents.
J’y ai notamment retrouvé une conception de l’accompagnement qui me correspond : ne pas simplement chercher à faire disparaître une difficulté, mais permettre au jeune d’expérimenter, de mieux se connaître et de développer ses propres ressources.
Les échanges avec d’autres praticiens travaillant auprès des enfants et adolescents permettent également de continuer à questionner et enrichir sa pratique.
Parce qu’accompagner un enfant nécessite de continuer soi-même à apprendre.
Savoir aussi quand l’hypnose ne suffit pas
Toutes les difficultés d’un enfant ou d’un adolescent ne relèvent pas de l’hypnose ou d’un accompagnement en mieux-être.
Certains signes nécessitent une évaluation ou une prise en charge par un médecin, un psychologue, un pédopsychiatre ou un autre professionnel de santé.
Mon rôle est donc aussi de repérer lorsque la situation dépasse mon champ d’accompagnement et d’orienter la famille lorsque cela est nécessaire.
L’objectif n’est jamais de vouloir tout accompagner moi-même.
C’est que l’enfant reçoive l’aide dont il a réellement besoin.
Les Pépites d’HypnOrka — Et si on changeait une question ?
Lorsqu’un enfant rencontre une difficulté, nous lui demandons facilement :
« Pourquoi tu fais ça ? »
Il n’en sait pas toujours plus que nous.
Essayez parfois :
« Qu’est-ce qui pourrait t’aider, même un tout petit peu ? »
Ou :
« Si tu pouvais changer une chose dans cette situation, ce serait quoi ? »
Sa réponse ne sera peut-être pas celle que vous attendiez.
Et c’est justement ce qui peut la rendre intéressante.
Perdez-vous dans la forêt de votre imagination.
Enthousiasmez-vous pour ce monde merveilleux.
Essayez de voir à nouveau, voir réellement, avec les yeux d’un enfant.
Vous souhaitez accompagner votre enfant ou votre adolescent ?
Chaque accompagnement commence par comprendre ce que votre enfant vit, ce qu’il souhaite voir changer et ce qui peut lui convenir.
Hypnose, outils émotionnels, imagination, exercices corporels ou autres approches peuvent ensuite être utilisés et adaptés au fil des séances.
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Laurence Carlo Guilloux
Accompagnatrice en mieux-être
Hypnose • Thérapies brèves • Approches complémentaires
HypnOrka – Yffiniac, près de Saint-Brieuc
Prenez soin de vous.
Vos questions sur l’hypnose pour les enfants et adolescents
À partir de quel âge un enfant peut-il être accompagné en hypnose ?
Il n’existe pas un âge unique. L’accompagnement dépend surtout de la maturité de l’enfant, de sa capacité à entrer en relation et de la difficulté rencontrée. J’accompagne généralement les enfants à partir d’environ 5 ans, en adaptant complètement la séance à leur âge.
Mon enfant doit-il savoir se détendre ou fermer les yeux ?
Non. Un enfant peut bouger, parler, dessiner, imaginer une histoire ou garder les yeux ouverts. L’hypnose avec un enfant peut être très différente de l’image que l’on se fait d’une séance d’hypnose pour adulte. Il n’a pas besoin de rester parfaitement immobile ou silencieux pour participer.
Les parents assistent-ils à la séance ?
Cela dépend de l’âge de l’enfant, de la situation et de ce qui lui permet de se sentir à l’aise. Les parents participent notamment aux échanges nécessaires pour comprendre la situation et peuvent recevoir des outils à utiliser à la maison. Mais l’enfant ou l’adolescent a aussi besoin de son propre espace de parole et d’expérimentation.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Cela dépend de la difficulté rencontrée et de son évolution. Pour certaines problématiques chez l’enfant ou l’adolescent, je propose généralement un parcours de plusieurs séances afin d’avoir le temps d’expérimenter les outils, d’observer les changements et de les ajuster. L’objectif n’est pas de multiplier les séances, mais de favoriser progressivement l’autonomie du jeune.
Est-ce que l’hypnose fonctionne avec tous les enfants ?
Il n’existe pas une méthode qui convienne de la même manière à tout le monde. Certains enfants utilisent très facilement l’imagination et les métaphores, tandis que d’autres préfèrent des outils plus concrets. C’est justement pour cela que je ne travaille pas avec un protocole identique pour chaque enfant : j’adapte l’accompagnement à celui que j’ai devant moi.



