Psychologue, psychothérapeute, psychopraticien, coach… qui consulter ?

Psychologue, psychothérapeute, psychopraticien ou coach : qui consulter ?

Vous avez décidé de demander de l’aide.

Déjà, ce n’est pas toujours une petite décision.

Et maintenant, il faut choisir entre psychologue, psychiatre, psychothérapeute, psychopraticien, coach, hypnose, sophrologie…

Bref, vous cherchiez de l’aide et vous voilà presque obligé de faire une étude comparative.

Je travaille moi-même dans l’accompagnement et je me suis rendu compte que certaines frontières n’étaient pas toujours simples à expliquer.

Alors j’ai voulu y voir plus clair.

Pas pour décider qu’un professionnel serait « meilleur » qu’un autre, mais pour répondre à une question beaucoup plus concrète :

Quand j’ai besoin d’aide, vers qui puis-je me tourner ?

Commençons par le plus important : de quoi avez-vous besoin ?

On cherche souvent d’abord un titre :

« Est-ce que je dois voir un psychologue ? »

« Est-ce qu’un psychothérapeute serait mieux ? »

« Est-ce que l’hypnose peut m’aider ? »

Mais la première question pourrait plutôt être :

Qu’est-ce que je vis et de quel type d’aide ai-je besoin ?

Quelques exemples.

« Je vais très mal et je n’arrive plus à assurer mon quotidien »

Vous ne mangez presque plus, vous ne parvenez plus à vous lever, votre souffrance devient très importante, vous avez des idées suicidaires ou vous avez peur de passer à l’acte ?

Il faut privilégier une prise en charge médicale ou spécialisée.

Médecin, psychiatre ou service adapté selon la situation et son urgence.

Un accompagnement de mieux-être ne remplace pas cette prise en charge.

« Je pense faire une dépression »

Commencez par en parler à un médecin.

Fatigue, perte d’envie, troubles du sommeil, difficultés de concentration… peuvent avoir différentes origines.

Le rôle d’un accompagnant n’est pas de conclure :

« Vous êtes dépressif. »

Il peut entendre votre souffrance, repérer que quelque chose nécessite davantage d’attention et vous encourager à consulter.

Repérer n’est pas diagnostiquer.

« Je suis anxieuse, mon cerveau ne s’arrête jamais et j’aimerais retrouver mon calme »

Plusieurs professionnels peuvent alors avoir leur place.

Psychologue, psychothérapeute ou professionnel formé à un accompagnement adapté peuvent intervenir selon l’intensité de votre difficulté, son origine et ce que vous recherchez.

Il n’existe donc pas toujours :

un problème = un seul professionnel.

« Je veux mieux comprendre pourquoi je répète toujours les mêmes choses »

Vous souhaitez explorer votre fonctionnement psychologique, votre histoire, vos relations ou une souffrance qui se répète ?

Un psychologue ou un professionnel proposant une psychothérapie peut être particulièrement indiqué.

« Je manque de confiance et je n’arrive pas à poser mes limites »

Là encore, plusieurs chemins sont possibles.

Selon votre situation, vous pourriez vous tourner vers un psychologue, une psychothérapie, du coaching ou un autre accompagnement utilisant des approches adaptées.

L’important sera de vérifier les compétences du professionnel et de comprendre ce qu’il vous propose.

Et pour le sommeil, les peurs ou les émotions ?

Prenons deux personnes qui disent exactement la même chose :

« Je dors mal. »

La première ronfle énormément, se réveille épuisée et lutte contre l’endormissement dans la journée.

La priorité est médicale : certains troubles du sommeil doivent être recherchés et pris en charge par des professionnels de santé.

La seconde a commencé à mal dormir après une période stressante. Dès qu’elle se couche, elle repense à sa journée, anticipe celle du lendemain et son cerveau décide visiblement d’organiser une réunion à 3 heures du matin.

Dans cette situation, différentes approches peuvent avoir leur place pour travailler notamment sur le stress, les ruminations, les habitudes ou l’apaisement.

Même symptôme. Pas forcément le même besoin.

C’est pour cela qu’un bon accompagnement commence aussi par des questions.

Alors, qui fait quoi ?

Voici la version simple.

Le psychiatre

Le psychiatre est un médecin spécialisé en psychiatrie.

Il peut notamment :

  • établir un diagnostic médical ;
  • prescrire des médicaments ;
  • assurer le suivi de troubles psychiatriques ;
  • proposer certaines psychothérapies selon sa pratique.

Ses consultations entrent dans le cadre des consultations médicales et peuvent être prises en charge par l’Assurance Maladie selon les règles applicables.

Le psychologue

Le titre de psychologue est réglementé.

Le psychologue a suivi un cursus universitaire en psychologie permettant l’usage professionnel de ce titre.

Il peut notamment travailler autour des émotions, des comportements, des relations, de la souffrance psychologique ou du fonctionnement psychique.

Selon sa spécialisation et ses formations, il peut également réaliser certaines évaluations et pratiquer des psychothérapies.

Tous les psychologues ne travaillent donc pas exactement de la même façon.

Le psychothérapeute

Psychothérapeute est également un titre réglementé en France.

Son usage est soumis à des conditions précises et à une inscription au registre national des psychothérapeutes.

Le psychothérapeute pratique la psychothérapie.

Un psychothérapeute peut également être psychologue, psychiatre ou avoir un autre parcours répondant aux conditions prévues pour l’usage de ce titre.

Et contrairement à une idée assez répandue :

être psychothérapeute ne signifie pas automatiquement que les séances sont remboursées par l’Assurance Maladie.

Le psychopraticien

Et voici probablement l’un des mots qui crée le plus de confusion.

Psychopraticien n’est pas un titre réglementé comme psychologue ou psychothérapeute.

Il peut désigner des professionnels ayant suivi des cursus très différents.

Certains ont effectué plusieurs années de formation, de pratique et de supervision. D’autres ont des parcours beaucoup plus courts.

Le mot seul ne permet donc pas de connaître le niveau de formation de la personne.

La bonne question devient :

« Quelle est votre formation et dans quel cadre exercez-vous ? »

Le coach

Le coaching est généralement davantage orienté vers un objectif ou un changement :

retrouver confiance, prendre une décision, modifier certains comportements, mieux poser ses limites, avancer dans un projet…

Mais là encore, les parcours de formation sont très variables.

Deux personnes utilisant le mot « coach » peuvent avoir des formations et des pratiques très différentes.

Il est donc parfaitement légitime de demander comment le professionnel s’est formé.

Et l’hypnose, l’EFT, la PNL, la Gestalt, les TCC… ?

C’est là qu’une autre confusion apparaît.

Une méthode n’est pas un métier.

Un psychologue peut être formé à l’hypnose. Un médecin également.

Un psychothérapeute peut, lui aussi, utiliser certaines techniques issues des TCC.

Un autre professionnel peut être formé à l’hypnose, à l’EFT, à la PNL ou à d’autres approches.

Connaître ou utiliser une méthode ne donne donc pas automatiquement un titre professionnel réglementé.

Et inversement, connaître le titre d’un professionnel ne vous dit pas forcément quelles méthodes il utilise.

Connaître ou utiliser une méthode ne donne donc pas automatiquement un titre professionnel réglementé.

Diagnostic, repérage et accompagnement : ce n’est pas la même chose

Cette différence me paraît essentielle.

On peut être formé à repérer certains signes sans être habilité à poser un diagnostic médical.

Prenons un exemple que je connais bien dans ma pratique.

Un enfant consulte pour des problèmes d’énurésie ou d’encoprésie.

Dans le cadre de ma formation à l’accompagnement des enfants et adolescents, j’ai notamment été formée avec une pédopsychiatre à recueillir certaines informations et à repérer les situations qui nécessitent un avis ou une prise en charge médicale ou spécialisée.

Cela ne signifie évidemment pas que je pose un diagnostic.

Mon rôle consiste plutôt à me demander :

« Cette situation entre-t-elle dans mon champ d’accompagnement ou cet enfant doit-il d’abord être orienté vers un autre professionnel ? »

Plusieurs professionnels peuvent-ils intervenir en même temps ?

Oui.

Les accompagnements ne sont pas forcément concurrents.

Une personne peut par exemple bénéficier d’un suivi médical et parallèlement d’un accompagnement complémentaire, lorsque celui-ci est adapté à sa situation.

Un enfant peut être suivi par un psychologue et apprendre parallèlement certaines techniques d’apaisement.

Une personne accompagnée par un psychiatre peut également bénéficier d’autres approches, avec un cadre clair et sans interférer avec sa prise en charge médicale.

Le plus important est que chacun reste dans son domaine de compétences.

Psychologue et psychothérapeute : est-ce remboursé ?

C’est encore une source de confusion.

Titre reconnu ne veut pas forcément dire consultation remboursée.

Les consultations d’un psychiatre relèvent des consultations médicales.

Pour les psychologues, il existe notamment le dispositif Mon soutien psy, qui permet, sous certaines conditions, de bénéficier de séances auprès de psychologues partenaires du dispositif.

En dehors de ce cadre, les consultations d’un psychologue libéral ne sont pas automatiquement remboursées par l’Assurance Maladie.

Et posséder le titre de psychothérapeute ne suffit pas, à lui seul, à rendre ses consultations remboursables.

Certaines mutuelles proposent également des forfaits pour différentes consultations ou pratiques. Les conditions variant beaucoup d’un contrat à l’autre, le plus simple reste de leur demander directement.

Comment choisir son professionnel ?

Plutôt que de vous fier uniquement au titre inscrit sur une plaque ou sur un site Internet, vous pouvez poser quelques questions très simples :

Êtes-vous formé pour la difficulté que je rencontre ?

Comment allez-vous m’accompagner ?

Quelle formation avez-vous suivie ?

Comment saurons-nous si l’accompagnement m’aide ?

Et une question que je trouve particulièrement importante :

« Que faites-vous si vous pensez que ma situation dépasse votre domaine de compétences ? »

Un professionnel n’a pas besoin de savoir tout faire.

Il doit aussi savoir reconnaître quand un autre professionnel est plus indiqué.

Et chez HypnOrka, où est-ce que je me situe ?

Je suis accompagnatrice en mieux-être.

Au fil de mes formations, j’ai acquis différentes approches et différents outils : hypnose, coaching, EFT, PNL, DTMA, outils issus notamment des TCC, de la Gestalt et de l’analyse transactionnelle, approches corporelles et énergétiques…

Cette diversité me permet de ne pas utiliser systématiquement la même méthode avec tout le monde.

Je pars de la personne, de ce qu’elle vit et de ce dont elle a besoin.

Mon accompagnement ne relève cependant ni de la médecine, ni de la psychologie ou de la psychiatrie, et je ne revendique pas le titre de psychothérapeute.

Je ne pose pas de diagnostic médical ou psychiatrique.

En revanche, mes formations me permettent aussi de connaître les limites de mon accompagnement, de repérer certaines situations nécessitant un autre regard professionnel et d’orienter lorsque cela est nécessaire.

Selon la situation, mon accompagnement peut donc intervenir seul ou en complément du travail d’un professionnel de santé.

Alors, vers qui vous tourner ?

Si votre souffrance est importante, inhabituelle, s’aggrave ou vous empêche de fonctionner normalement, le médecin constitue un bon premier interlocuteur.

Pour une évaluation ou un accompagnement psychologique, vous pouvez vous tourner vers un psychologue.

Si vous recherchez une psychothérapie, renseignez-vous sur le professionnel, son titre, sa formation et l’approche qu’il pratique.

Pour un objectif plus ciblé — stress, confiance, certaines peurs, habitudes, émotions, changement de comportement… — différentes formes d’accompagnement peuvent être envisagées selon votre situation.

Et si vous hésitez ?

Demandez.

Un professionnel sérieux devrait pouvoir vous expliquer clairement ce qu’il peut vous proposer… mais également ce qu’il ne peut pas faire.

Parce que savoir accompagner, c’est aussi parfois savoir passer le relais.

Questions fréquentes

Un psychothérapeute est-il forcément psychologue ?

Non. Les deux titres sont différents. Certains professionnels possèdent les deux titres, mais ce n’est pas systématique.

Un psychopraticien est-il psychothérapeute ?

Pas nécessairement. « Psychothérapeute » est un titre réglementé ; « psychopraticien » ne bénéficie pas du même statut. Il faut regarder le parcours réel du professionnel.

Faut-il forcément consulter un psychiatre lorsqu’on est anxieux ?

Non. L’anxiété peut avoir des intensités et des causes très différentes. En revanche, lorsqu’elle devient très importante, s’accompagne d’autres symptômes préoccupants ou perturbe fortement la vie quotidienne, un avis médical peut être nécessaire.

Peut-on consulter un psychologue et faire de l’hypnose ?

Oui, selon la situation. Les deux démarches peuvent être complémentaires à condition que chaque professionnel intervienne dans son champ de compétences.

Comment vérifier qu’un professionnel est sérieux ?

Le titre est un premier indicateur lorsqu’il est réglementé, mais vous pouvez également vous renseigner sur sa formation, son expérience, sa manière de travailler, son cadre professionnel et sa capacité à vous orienter lorsque votre demande dépasse ses compétences.

Et si je ne sais vraiment pas vers qui me tourner ?

Votre médecin traitant peut constituer un premier interlocuteur, notamment lorsqu’il existe un doute sur votre santé physique ou psychique. Vous pouvez également contacter directement le professionnel envisagé et lui demander si votre situation entre dans son champ de compétences.

Cet article vous a aidé à y voir plus clair ?

J’espère qu’il vous permettra surtout de choisir plus facilement le professionnel et le type d’accompagnement qui correspondent à votre situation.

Si vous connaissez déjà HypnOrka et que vous avez été accompagné(e) par mes soins, vous pouvez également partager votre expérience en laissant un avis Google. Votre témoignage peut aider d’autres personnes qui, elles aussi, se demandent vers qui se tourner.

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