Burn-out parental : quand tout devient plus difficile à la maison

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La rentrée est passée.

Les agendas se sont remplis, les activités ont repris, les devoirs aussi. Il faut penser aux horaires, aux repas, aux rendez-vous, aux affaires de sport, aux messages de l’école… et continuer à gérer tout le reste.

Au début, on tient.

Puis arrivent les premières semaines.

Le réveil sonne et tout le monde aurait bien dormi une heure de plus. Un enfant traîne pour s’habiller. Un ado répond sèchement. Les chaussures sont encore au milieu de l’entrée.

Vous demandez de les ranger.

Personne ne bouge.

Vous répétez.

Le ton monte.

Et quelques minutes plus tard, toute la famille est à cran pour une paire de chaussures.

Ça vous parle ?

Bien sûr, une soirée compliquée ne signifie pas que vous faites un burn-out parental.

Mais lorsque la fatigue s’accumule, que les tensions deviennent presque quotidiennes et que vous avez l’impression de ne plus avoir de réserve, cela mérite que l’on s’y intéresse.

Et si, parfois, le problème n’était pas seulement le comportement des enfants… mais une famille entière qui commence à manquer de batterie ?

Le burn-out parental, ce n’est pas simplement être fatigué d’être parent

Tous les parents connaissent des périodes de fatigue, d’agacement ou de découragement.

Le burn-out parental va plus loin.

Il correspond à un épuisement important lié au rôle de parent, qui peut s’installer lorsque les contraintes et le stress deviennent durablement supérieurs aux ressources dont la personne dispose pour y faire face.

On peut alors avoir l’impression de fonctionner en mode automatique, de ne plus avoir suffisamment d’énergie pour répondre aux sollicitations des enfants ou de ne plus être le parent que l’on était — ou que l’on aimerait être.

Cela peut notamment se traduire par :

  • une fatigue importante qui ne disparaît pas vraiment avec une nuit de sommeil ;
  • une irritabilité croissante ;
  • l’impression d’être sollicité en permanence ;
  • moins de patience avec les enfants ;
  • une envie de s’isoler ou de ne plus être sollicité ;
  • une perte de plaisir dans les moments passés en famille ;
  • une prise de distance émotionnelle pour simplement « tenir » ;
  • le sentiment de ne plus être à la hauteur.

Et souvent, une autre émotion vient se greffer par-dessus tout cela : la culpabilité.

« Je devrais être plus patient(e). »

« D’autres parents y arrivent. »

« J’ai tout pour être heureux(se), je ne devrais pas me sentir comme ça. »

Sauf que se juger davantage ne recharge aucune batterie.

Peut-on aimer ses enfants et être épuisé par son rôle de parent ?

Oui.

Et c’est justement l’une des raisons pour lesquelles l’épuisement parental peut être si difficile à reconnaître.

Aimer ses enfants n’empêche pas de manquer de sommeil, de se sentir dépassé par les responsabilités, de ne plus supporter certaines sollicitations ou d’avoir parfois simplement envie que tout le monde nous laisse tranquille.

L’épuisement ne dit pas combien vous aimez vos enfants. Il dit quelque chose des ressources dont vous disposez encore pour faire face à ce qui vous est demandé.

C’est aussi pour cela que la culpabilité peut prendre autant de place : on compare le parent que l’on est devenu lorsqu’on est épuisé au parent que l’on voudrait être.

Pourquoi certaines périodes rendent-elles la vie familiale plus difficile ?

Le burn-out parental n’est évidemment pas un phénomène saisonnier.

Mais certaines périodes peuvent augmenter la pression. La rentrée en est un bon exemple.

Après l’été, les horaires redeviennent plus contraints. Les enfants doivent retrouver leur rythme scolaire. Les activités extrascolaires reprennent. Les parents jonglent de nouveau entre travail, école, transports, rendez-vous et organisation domestique.

Puis les journées raccourcissent.

Quelques semaines après la rentrée, l’élan du mois de septembre peut laisser place à la fatigue.

Chez certains enfants, cela peut se manifester par davantage d’irritabilité, des difficultés d’endormissement, des pleurs, des colères, des maux de ventre ou une plus grande difficulté à supporter les frustrations.

Chez les adolescents, on peut observer plus de fatigue, de tensions, de repli ou des réponses qui donnent parfois très envie au parent de tester personnellement les vertus de la respiration profonde.

Et les adultes arrivent eux aussi en fin de journée avec leur propre niveau de fatigue, leurs soucis professionnels et tout ce qu’ils ont encore en tête.

C’est là qu’un phénomène assez banal peut s’installer :

moins nous avons de ressources, moins nous tolérons les petites contrariétés.

La chaussure qui traîne n’est donc pas forcément devenue plus grave.

Nous avons simplement beaucoup moins de batterie pour la supporter.

Quand la charge mentale ne s’arrête jamais vraiment

La fatigue parentale n’est pas seulement physique.

Il y a aussi tout ce qui se passe dans la tête.

Penser au rendez-vous chez le dentiste. Vérifier le sac de piscine. Acheter le cadeau d’anniversaire. Répondre au message de l’école. Prévoir le repas du lendemain. Se souvenir que le petit dernier n’a plus de baskets à sa taille.

Et parfois penser également au travail, aux finances, à ses propres parents, au couple…

Même assis sur le canapé, le cerveau peut continuer sa journée.

Cette charge mentale n’est pas toujours visible de l’extérieur. Elle peut pourtant contribuer au sentiment de ne jamais véritablement récupérer.

Et lorsqu’elle repose principalement sur une seule personne dans la famille, la question n’est pas uniquement :

« Comment cette personne pourrait-elle mieux gérer son stress ? »

Elle peut aussi devenir :

« Qu’est-ce qui pourrait être réellement partagé ou simplifié ? »

Parce qu’on ne règle pas toujours une surcharge en apprenant à mieux supporter… la surcharge.

Quand la fatigue des parents rencontre celle des enfants

C’est un point auquel je suis particulièrement attentive dans mes accompagnements.

Nous cherchons parfois qui a commencé.

L’enfant s’énerve, donc le parent s’énerve.

Ou le parent est tendu, donc l’enfant devient plus réactif.

En réalité, dans une famille, les états émotionnels peuvent s’influencer mutuellement.

Imaginez un soir où votre propre batterie est à 15 %.

Votre enfant rentre lui aussi fatigué de sa journée.

Il refuse de faire quelque chose.

Votre capacité à prendre du recul est déjà réduite. Vous réagissez plus rapidement.

Il perçoit votre tension et monte à son tour.

Vous augmentez encore le ton.

Et voilà comment une petite contrariété peut devenir un gros conflit.

Il ne s’agit pas de chercher un coupable.

Parfois, avant de vouloir corriger un comportement, il est utile de regarder l’état général des batteries.

Les signes à ne pas banaliser

Il y a une différence entre traverser une semaine épuisante et sentir que l’épuisement s’installe durablement.

Certains signaux méritent davantage d’attention lorsque vous avez l’impression :

  • de vous lever déjà épuisé(e) à l’idée d’affronter la journée ;
  • de ne plus supporter les sollicitations de vos enfants ;
  • d’être devenu(e) beaucoup plus irritable ;
  • de fonctionner uniquement parce qu’il « faut bien » ;
  • de ne plus prendre plaisir à être en famille ;
  • de vous éloigner émotionnellement de vos enfants ;
  • d’avoir envie de tout quitter ou de disparaître quelques jours ;
  • de ne plus vous reconnaître dans vos réactions.

Ce dernier point est souvent important.

« Ce n’est pas moi de réagir comme ça. »

Lorsque cette phrase revient régulièrement, il peut être temps de regarder ce qui est devenu trop lourd.

Si l’épuisement est intense ou persistant, s’accompagne d’une grande détresse, de symptômes dépressifs ou d’idées suicidaires, il est important de consulter rapidement un médecin ou un professionnel de santé mentale. Un accompagnement en mieux-être ne remplace pas cette prise en charge.

Avant de vouloir tout changer, chercher ce qui vide la batterie

Quand on est épuisé, on peut facilement recevoir des conseils du type :

« Il faut prendre du temps pour toi. »

C’est vrai que récupérer est important.

Mais lorsqu’on ne sait déjà pas où trouver vingt minutes pour souffler, conseiller deux heures de yoga et un bain moussant peut légèrement agacer.

Je préfère commencer autrement.

Qu’est-ce qui consomme le plus d’énergie actuellement ?

Est-ce le manque de sommeil ?

Les conflits répétés ?

L’organisation des activités ?

La charge professionnelle ?

Un enfant qui traverse lui-même une période difficile ?

Le sentiment de devoir penser à tout ?

Une répartition familiale devenue déséquilibrée ?

Une exigence très forte envers vous-même ?

Ou plusieurs de ces éléments en même temps ?

Identifier ce qui vide la batterie permet de chercher une réponse adaptée au vrai problème, plutôt que d’ajouter une nouvelle tâche intitulée « prendre soin de moi » à une liste déjà beaucoup trop longue.

Retrouver un peu d’air sans chercher la famille parfaite

L’objectif n’est pas de devenir une famille où personne ne hausse jamais le ton et où chaque matin se déroule dans une harmonie digne d’une publicité pour céréales.

Cette famille-là a probablement une équipe de tournage derrière elle. 😉

Il s’agit plutôt de retrouver progressivement des marges de manœuvre.

Parfois, cela commence par des choses très simples : alléger temporairement certaines activités, revoir la répartition des tâches, protéger davantage le sommeil, diminuer certaines exigences, demander de l’aide, remettre des moments agréables dans la semaine ou apprendre à repérer le moment où la tension commence à monter.

Avec les enfants et les adolescents, nous pouvons également travailler sur la reconnaissance des émotions, les signes corporels de tension et les moyens de retrouver plus rapidement un état de calme.

Et avec les parents, il peut être utile de retrouver leurs propres ressources avant de leur demander d’en fournir encore davantage à toute la famille.

Prendre soin du parent et accompagner l’enfant ne sont pas deux démarches opposées.

L’équilibre familial se construit avec les besoins de chacun.

Les Pépites d’HypnOrka — Le niveau de batterie familial

Ce soir, plutôt que de demander uniquement :

« Ça va ? »

essayez une autre question :

« Ta batterie est à combien sur 10 ? »

Chacun peut donner son chiffre, adultes compris.

Puis posez une deuxième question :

« De quoi aurais-tu besoin pour gagner juste un point ? »

Pas pour passer immédiatement de 3 à 10.

Juste un point.

Un moment tranquille ? Un câlin ? Être seul ? Une aide pour terminer quelque chose ? Manger ? Dormir ? Parler ? Ne surtout pas parler ?

Cette petite question permet parfois de découvrir que derrière une mauvaise humeur se cache simplement un besoin qui n’avait pas encore été exprimé.

Et elle apprend aussi aux enfants que les adultes ont, eux aussi, une batterie.

Quand demander de l’aide ?

Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être complètement épuisé(e) pour vous faire accompagner.

Parfois, quelques ajustements permettent déjà de retrouver de l’air. Dans d’autres situations, il faut comprendre ce qui entretient la tension, travailler sur le stress, le sommeil, les émotions, les limites ou certaines habitudes familiales.

Quelle place pour l’hypnose, l’EFT et mes autres outils ?

Je ne pars pas d’une technique : je pars de la personne, de ce qu’elle vit et de ce dont elle a besoin.

Selon la situation, nous pouvons par exemple travailler autour :

  • du stress et des ruminations ;
  • du sommeil perturbé par le mental ;
  • des émotions qui prennent beaucoup de place ;
  • de la difficulté à décrocher ;
  • du besoin de poser certaines limites ;
  • de la confiance en soi ;
  • du besoin de retrouver davantage de temps de récupération.

L’hypnose, l’EFT, la respiration, la relaxation, la visualisation ou certains outils de coaching peuvent alors être proposés en fonction de l’objectif et de ce qui convient à la personne.

Dans certaines situations, accompagner le parent et accompagner l’enfant peuvent être deux démarches complémentaires. Retrouver davantage de ressources du côté du parent peut aussi modifier la manière dont certaines situations familiales sont vécues.

J’accompagne les adultes ainsi que les enfants et adolescents avec différents outils que j’adapte à la personne et à ce qu’elle traverse.

L’objectif n’est pas de vous apprendre à devenir un « meilleur parent ».

Il est plutôt de vous aider à retrouver suffisamment de ressources pour redevenir le parent que vous avez envie d’être, tout en tenant compte de vos propres besoins.

Ces accompagnements s’inscrivent dans une démarche de mieux-être et ne remplacent pas une prise en charge médicale ou psychologique lorsqu’elle est nécessaire.

Questions fréquentes sur le burn-out parental : symptômes, causes et accompagnement

La fatigue fait partie de nombreuses périodes de la vie familiale et peut généralement s’améliorer avec du repos ou lorsque la période difficile se termine.

Dans le burn-out parental, l’épuisement lié au rôle parental devient durable et profond et peut s’accompagner d’une distanciation émotionnelle vis-à-vis des enfants et du sentiment de ne plus être le parent que l’on était.

Une fatigue persistante, une irritabilité inhabituelle, le sentiment d’être constamment sollicité, moins de plaisir dans les moments en famille ou l’impression de fonctionner en mode automatique peuvent constituer des signaux à prendre en compte.
Un signe isolé ne suffit toutefois pas à conclure à un burn-out parental. C’est notamment leur accumulation, leur intensité et leur persistance qui doivent attirer l’attention.

Non. Les pères peuvent également être concernés.

Les contraintes, leur répartition et les ressources disponibles peuvent varier considérablement selon les familles, mais le burn-out parental n’est pas réservé aux femmes.

Oui.
Être épuisé par son rôle parental ne signifie pas ne plus aimer ses enfants. C’est justement cette confusion qui peut alimenter une forte culpabilité chez certains parents.

Elle peut y contribuer lorsqu’une personne doit continuellement anticiper, organiser et penser à une grande partie du fonctionnement familial sans disposer de suffisamment de temps de récupération.

Dans ce cas, travailler uniquement sur la gestion individuelle du stress ne suffit pas toujours : la répartition et l’organisation des responsabilités peuvent également avoir besoin d’être questionnées.

Le manque de sommeil peut réduire les capacités de récupération et rendre les tensions quotidiennes plus difficiles à supporter.
Lorsqu’un parent dort mal depuis longtemps, il est donc important de ne pas considérer cette fatigue comme une simple conséquence inévitable de la vie familiale et d’en rechercher les causes si elle persiste.

Lorsque l’épuisement persiste, affecte fortement votre quotidien, vos relations avec vos enfants ou votre santé psychologique, il est préférable d’en parler à un professionnel.

En présence d’une détresse importante, de symptômes dépressifs ou d’idées suicidaires, un avis médical ou psychiatrique doit être recherché rapidement.

Le burn-out parental ne signifie pas que l’on est un mauvais parent.

Il peut être le signe que les demandes, les responsabilités et les tensions ont progressivement pris plus de place que les possibilités de récupération.

Avant de chercher à tout changer, il peut être utile de commencer par regarder ce qui épuise le plus, ce qui peut être allégé, partagé ou réorganisé et ce qui pourrait permettre de retrouver progressivement un peu d’énergie.

Parce que prendre soin de l’équilibre familial, ce n’est pas uniquement s’occuper des enfants.

C’est aussi prendre en compte les ressources des adultes qui prennent soin d’eux.

Laurence Carlo Guilloux – HypnOrka

Accompagnement du stress, de la charge mentale et de l’épuisement parental à Yffiniac, près de Saint-Brieuc

Être parent, c’est parfois donner beaucoup, jusqu’à ne plus savoir où trouver l’énergie pour soi. Lorsque la fatigue s’installe, que la patience s’épuise et que les moments en famille deviennent davantage une source de tension que de plaisir, il peut être difficile de reconnaître que l’on a soi-même besoin de soutien.

Au cabinet HypnOrka, j’accompagne les parents qui ressentent cette surcharge émotionnelle et mentale, qui souhaitent retrouver un peu de souffle, comprendre leurs réactions et sortir progressivement des automatismes de stress.

Mon approche associe, selon les besoins, hypnose ericksonienne, EFT, relaxation, respiration et outils de coaching, pour travailler sur les émotions, les limites personnelles, la culpabilité et la place que l’on s’autorise à prendre.

Cet accompagnement s’inscrit en complément d’une prise en charge médicale ou psychologique lorsque la situation le nécessite.

Parce que prendre soin de soi n’est pas renoncer à prendre soin de sa famille.

Laurence Carlo Guilloux – HypnOrka
Accompagnement émotionnel des adultes, enfants et adolescents
Yffiniac, (22120) près de Saint-Brieuc  – En cabinet ou à distance

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