Concrètement, comment préparer son arrêt ?
Avant de vouloir tout changer, vous pouvez commencer par observer.
Pendant quelques jours, regardez vos cigarettes avec un peu de curiosité.
À quel moment arrive-t-elle ? Que faisiez-vous juste avant ? Étiez-vous réellement en train d’en avoir envie ou votre main est-elle partie chercher le paquet presque toute seule ?
Vous risquez de découvrir quelques surprises.
Café + cigarette depuis quinze ans ?
Alors retirer uniquement la cigarette tout en conservant exactement le même scénario peut laisser votre cerveau légèrement perplexe :
« Euh… il ne manque pas quelque chose, là ? »
Changer temporairement de tasse, de place, de boisson ou prendre son café dans un autre endroit peut suffire à perturber l’ancien automatisme.
Même principe pour la cigarette après le repas : se lever, marcher quelques minutes, se brosser les dents ou changer immédiatement d’activité peut aider à créer un nouveau scénario.
Pas besoin de déménager et de changer d’identité.
On cherche seulement à montrer au cerveau qu’une autre suite est possible.
Ne supprimez pas forcément la pause
Si la cigarette vous offrait cinq minutes de tranquillité, gardez les cinq minutes.
C’est important.
Sortez prendre l’air. Respirez. Marchez. Écoutez un morceau. Buvez quelque chose. Regardez par la fenêtre si ça vous chante.
Mais accordez-vous cette coupure.
L’objectif n’est pas de retirer un moment de récupération à une journée qui en manquait peut-être déjà.
C’est de dissocier progressivement la pause de la cigarette.
Et le sommeil, l’alimentation, le mouvement ?
Ils ont aussi leur place.
Une grosse fatigue ou un stress important peuvent rendre le changement plus difficile. Manger régulièrement, bouger, dormir suffisamment et prévoir des moments de récupération constituent donc de bons alliés.
Mais inutile de décider simultanément :
« Lundi j’arrête de fumer, le sucre, le café, je me mets au sport six fois par semaine et je médite à 5 h 30. »
Votre cerveau a déjà suffisamment de travail.
Un changement important à la fois, c’est très bien.
Et les patchs ou autres substituts nicotiniques ?
Ils peuvent tout à fait faire partie d’une démarche d’arrêt.
Les substituts nicotiniques permettent de réduire les symptômes liés au manque de nicotine. Un médecin, un pharmacien, une sage-femme ou un tabacologue peut vous aider à choisir une solution adaptée et son dosage.
L’hypnose peut venir en complément, notamment pour travailler sur la partie comportementale, les habitudes et les émotions.
Il n’y a pas besoin d’opposer les approches.
Le sujet, c’est vous. Pas de savoir quelle méthode remportera la coupe.