Psychologue ou thérapeute holistique : faut-il vraiment choisir ?

Psychologue, thérapeute holistique ou coach : quelles différences et quelles complémentarités ? Découvre trois approches vers le mieux-être, pour choisir celle qui te convient le mieux… ou les combiner !

Deux chemins vers le mieux-être… et parfois, une belle complémentarité.

Vous ressentez le besoin d’être accompagné(e), mais vous hésitez.

Psychologue ou approche holistique ?

Peut-être êtes-vous même déjà suivi(e) par un psychologue et vous demandez-vous si une autre approche, comme l’hypnose, peut avoir un intérêt en parallèle.

On pourrait croire qu’il faut choisir.

Pourtant, ces deux façons de travailler ne répondent pas toujours au même besoin, ni de la même manière. Et dans certaines situations, elles peuvent justement être complémentaires.

Alors, plutôt que de les opposer, regardons concrètement ce qui les différencie.

Chez un.e psychologue : mettre des mots, comprendre et travailler sur ce qui fait souffrir

Vous pouvez pousser la porte d’un psychologue parce que vous traversez une période difficile, que vous ne vous sentez plus bien, que certaines situations se répètent ou simplement parce que vous avez besoin de comprendre ce qui vous arrive.

Au fil des séances, vous pouvez parler de ce que vous vivez aujourd’hui, de vos émotions, de vos pensées, de vos relations, de vos réactions ou de certains événements de votre histoire.

Le travail peut permettre de faire des liens :

« Pourquoi est-ce que je réagis toujours comme ça ? »
« Pourquoi cette situation me touche autant ? »
« Pourquoi est-ce que je reproduis les mêmes schémas ? »
« Qu’est-ce qui entretient mon mal-être aujourd’hui ? »

Petit à petit, cela peut aider à mieux comprendre ce qui se passe en soi et à faire évoluer ce qui fait souffrir ou pose problème dans sa vie.

Selon ce que vous traversez et la façon de travailler du psychologue, quelques séances peuvent suffire ou le travail peut s’inscrire dans une durée plus longue.

Et tous les psychologues ne travaillent pas de la même manière : certains proposent un travail davantage basé sur les échanges et la compréhension, d’autres utilisent aussi des approches plus ciblées ou des thérapies brèves.

Une approche holistique : travailler avec la personne dans sa globalité

Le terme « thérapeute holistique » est utilisé pour désigner des praticiens qui ont une approche globale de la personne.

Concrètement, dans ma pratique, cela signifie que je ne regarde pas uniquement la difficulté que vous m’apportez.

Je prends également en compte vos émotions, vos ressentis, vos réactions, vos habitudes, votre environnement, votre histoire lorsqu’elle est utile, mais aussi vos ressources et ce que vous souhaitez voir changer.

Vous pouvez par exemple venir me voir en disant :

« Je sais pourquoi j’ai peur… mais j’ai toujours peur. »

« Je comprends que je réagis trop fortement, mais sur le moment c’est plus fort que moi. »

« Je suis épuisée et pourtant, dès que je me couche, mon cerveau redémarre. »

« Je voudrais réussir à dire non sans culpabiliser ensuite. »

Nous partons alors de ce qui vous gêne aujourd’hui et de l’objectif que vous souhaitez atteindre.

Selon la personne et la situation, je peux utiliser différents outils : hypnose, EFT, DTMA, coaching, respiration, visualisation…

Je ne choisis pas une méthode à laquelle vous devrez vous adapter : j’adapte les outils à la personne et à l’objectif.

Une approche orientée solution

Ma façon de travailler s’inspire notamment des thérapies brèves. Nous ne cherchons pas nécessairement à explorer votre passé pendant des mois. Votre histoire a sa place lorsqu’elle est utile pour comprendre ce qui se joue aujourd’hui, mais nous revenons surtout à une question très concrète :

« Qu’est-ce que vous aimeriez voir changer ? »

Je vous écoute, je vous accueille… et je vous aide à remettre du mouvement là où vous vous sentez bloqué(e).

Face à une difficulté, mon réflexe est donc de chercher avec vous : qu’est-ce qu’on peut faire bouger ?

Et derrière une difficulté peut aussi se cacher une opportunité de comprendre quelque chose de soi, d’expérimenter autrement et de transformer ce qui ne convient plus.

Thérapie brève ne veut pas dire baguette magique. 

« Brève » ne signifie pas que tout se règle en une séance. Cela signifie que l’accompagnement est généralement centré sur une difficulté ou un objectif précis et orienté vers le changement.

Le nombre de séances dépend de la personne, de ce qu’elle traverse et de son évolution.

Deux approches, deux portes d’entrée…et parfois une vraie complémentarité

il n’est pas toujours nécessaire de choisir l’un OU l’autre.

Prenons un exemple.

Une femme est accompagnée par un psychologue après une séparation difficile.

Au fil de son accompagnement, elle comprend mieux ce qui s’est joué dans cette relation, certains schémas qui se répètent ou pourquoi certaines situations viennent autant la toucher.

Et pourtant, lorsqu’elle rencontre quelqu’un, quelque chose se déclenche encore.

Elle anticipe, doute, interprète un silence, sent l’angoisse monter et retrouve des réactions qu’elle voudrait justement ne plus avoir.

Elle pourrait me dire : « Je comprends pourquoi je fonctionne comme ça. Mais quand ça arrive, je n’arrive toujours pas à faire autrement. »

Cela ne signifie absolument pas que son accompagnement psychologique « ne fonctionne pas ».

Nous pouvons simplement travailler sur autre chose, ou d’une autre manière.

Elle peut continuer son accompagnement avec son psychologue et venir travailler ponctuellement avec moi sur cette réaction précise : les ressentis qui apparaissent, l’anticipation, les automatismes qui se déclenchent et les ressources qu’elle peut mobiliser différemment.

Les deux accompagnements peuvent alors avancer côte à côte, avec des objectifs complémentaires.

Autre exemple : quand le sommeil devient un problème à part entière

Une personne traverse un deuil, une séparation ou une période de vie particulièrement difficile et est accompagnée par un psychologue.

Mais les semaines passent et ses nuits deviennent compliquées.

Au moment du coucher, les pensées repartent. Elle refait les conversations, anticipe le lendemain, se réveille au milieu de la nuit et son cerveau se remet en marche.

Son suivi psychologique peut continuer à l’accompagner sur ce qu’elle traverse.

De mon côté, nous pouvons travailler plus spécifiquement sur les ruminations au coucher, l’appréhension de la nuit, l’état d’alerte ou les automatismes qui se sont progressivement installés autour du sommeil.

Là encore :

l’un ne remplace pas nécessairement l’autre.

Les deux accompagnements peuvent simplement intervenir sur des dimensions différentes d’une même période de vie.

Et la complémentarité fonctionne aussi dans l’autre sens

Quelqu’un peut également pousser ma porte en pensant que son problème correspond à mon accompagnement.

Au cours de nos échanges, certains éléments peuvent pourtant m’amener à considérer qu’un avis médical ou un accompagnement psychologique serait plus adapté, ou devrait être associé au mien.

Mon rôle n’est pas de pouvoir tout accompagner.

Il consiste aussi à connaître les limites de mon champ d’intervention et à orienter lorsque c’est nécessaire.

Et cette orientation ne signifie pas nécessairement la fin de notre travail : selon la situation, les deux accompagnements peuvent ensuite devenir complémentaires.

Comment savoir si une approche complémentaire peut vous être utile ?

Si vous êtes déjà accompagné(e) par un.e psychologue, quelques situations peuvent vous amener à vous poser la question :

  • vous avez identifié et compris certains mécanismes, mais une réaction très précise continue à se déclencher ;
  • vous souhaitez expérimenter une autre façon de travailler sur une peur, des ruminations, une émotion ou un comportement particulier ;
  • vous souhaitez acquérir des outils concrets à utiliser dans votre quotidien ;
  • vous aimeriez travailler sur un objectif précis tout en poursuivant votre accompagnement psychologique.

Cela ne signifie pas automatiquement qu’un deuxième accompagnement est nécessaire.

Vous pouvez en parler avec le professionnel qui vous accompagne et expliquer clairement au second professionnel ce que vous travaillez déjà et ce que vous souhaitez travailler avec lui.

La complémentarité est intéressante lorsqu’elle apporte quelque chose de différent et de cohérent — pas lorsqu’elle consiste simplement à multiplier les rendez-vous.

Questions fréquentes

Peut-on consulter un psychologue et faire de l’hypnose en même temps ?

Oui, cela peut être pertinent lorsque les deux accompagnements ont des objectifs différents ou complémentaires. Si vous êtes déjà suivi(e), il est utile d’expliquer à chacun des professionnels ce que vous travaillez parallèlement.

Quelle différence entre une thérapie brève et un accompagnement psychologique ?

Une approche brève est généralement centrée sur une difficulté ou un objectif et sur les changements recherchés. Un accompagnement psychologique peut avoir un champ plus large et parfois s’inscrire davantage dans la durée. Mais les frontières ne sont pas strictes : certains psychologues pratiquent eux-mêmes des thérapies brèves.

Thérapie brève signifie-t-elle peu de séances ?

Pas nécessairement. Le terme « brève » décrit davantage une façon de travailler orientée vers un objectif qu’une promesse sur un nombre précis de séances. Celui-ci dépend toujours de la situation et de la personne.

Faut-il arrêter son suivi psychologique pour commencer un accompagnement complémentaire ?

Non. Lorsque les deux accompagnements sont pertinents et compatibles, ils peuvent parfois être menés parallèlement. L’important est de savoir pourquoi vous consultez chacun des professionnels et ce que vous souhaitez travailler avec lui.

Psychologue, psychothérapeute, psychopraticien… quelle différence ?

Ces appellations ne recouvrent pas les mêmes formations, cadres ni champs d’intervention.

👉 Si tous ces termes vous semblent un peu nébuleux, rassurez-vous : vous n’êtes pas le seul. Je les explique simplement dans mon article « Psychologue, psychiatre, psychothérapeute, psychopraticien… qui fait quoi ? ».

Pour aller plus loin

→ Comprendre comment fonctionne l‘hypnose
→ Sommeil et ruminations
→ Qui consulter ? Comprendre les différents professionnels

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J’écris ces articles pour vous aider à mieux comprendre ce que vous vivez et les différentes pistes qui peuvent vous aider à avancer.

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Vous pouvez découvrir mes accompagnements ou me contacter pour m’expliquer votre situation.

Nous pourrons voir si votre demande entre dans mon champ d’accompagnement et si ma façon de travailler correspond à ce que vous recherchez.

Et si ce n’est pas le cas, je vous le dirai simplement et vous orienterai lorsque cela m’est possible.

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