Les étapes de la vie d’une femme : accepter les changements et se réinventer

Femme avançant sur un chemin symbolisant les différentes étapes de sa vie

Premières règles, transformations du corps, premières relations, vie professionnelle, couple, maternité pour certaines, choix de ne pas avoir d’enfant pour d’autres, périménopause, ménopause, enfants qui quittent la maison, parents qui vieillissent, retraite…

Une vie de femme peut contenir plusieurs vies.

Et à chaque passage, quelque chose peut bouger : notre corps, nos priorités, nos relations, la place que nous occupons auprès des autres… mais aussi la façon dont nous nous regardons nous-mêmes.

Il n’existe évidemment pas un parcours féminin que nous devrions toutes suivre.

Certaines deviennent mères, d’autres non. Certaines vivent en couple, d’autres seules. Certaines changent de métier à 30 ans, 50 ans ou 60 ans. Certains passages sont attendus avec impatience quand d’autres nous sont imposés.

Alors peut-être que l’enjeu n’est pas de rester toute notre vie celle que nous étions à 20 ou 30 ans.

Et si nous apprenions plutôt à faire une place à celle que nous devenons ?

L’enfance : les premières pièces du puzzle

Nous commençons à nous construire bien avant de nous demander quelle femme nous voulons devenir.

Notre environnement familial, les relations que nous observons, ce que l’on nous dit de nous, les modèles féminins et masculins qui nous entourent, notre rapport aux émotions ou au corps… participent progressivement à notre histoire.

Nous ne sommes évidemment pas condamnées à reproduire ce que nous avons appris.

Mais certaines choses deviennent tellement familières que nous pouvons longtemps les considérer comme « normales », avant de découvrir qu’il existe d’autres façons de penser, d’aimer, de poser ses limites ou de prendre soin de soi.

Grandir, c’est aussi pouvoir revisiter ce que l’on a appris.

L’adolescence : quand le corps change avant que l’on soit prête

L’adolescence peut être une drôle de période.

Le corps d’enfant que l’on connaissait se transforme. Des formes apparaissent, les règles arrivent, le regard des autres peut changer et notre propre regard devient parfois beaucoup plus critique.

Certaines adolescentes vivent ces changements assez sereinement. Pour d’autres, ne plus reconnaître leur corps peut être profondément déstabilisant.

Notre famille, notre environnement, les modèles auxquels nous sommes exposées, notre rapport à la nudité, les remarques entendues ou encore les premières expériences affectives et sexuelles peuvent également influencer la façon dont nous construisons notre image.

Et aujourd’hui, les réseaux sociaux ajoutent une sacrée couche de comparaison à tout cela.

Il ne s’agit donc pas seulement d’un corps qui grandit.

Une identité est elle aussi en train de se construire.

Devenir adulte : essayer, rater, recommencer

Puis vient le moment où nous sommes supposées savoir ce que nous voulons faire de notre vie.

Enfin… supposées.

Études, examens, premier emploi, chômage parfois, déménagement, nouvelles rencontres, premières grandes décisions…

Nous essayons. Nous réussissons certaines choses. Nous nous trompons sur d’autres. Nous changeons d’avis.

Et c’est aussi comme cela que nous apprenons.

Cette période expérimente notre capacité à nous adapter, demander de l’aide, prendre des décisions, nous relever et recommencer autrement.

Ce que nous appelons parfois un échec devient, quelques années plus tard, une bifurcation essentielle de notre parcours.

Couple, famille, carrière : la période où l’on devrait « tout avoir »

À l’âge adulte, une autre forme de pression peut apparaître.

Il faudrait réussir professionnellement, trouver la bonne personne, construire son couple, éventuellement devenir mère, avoir une vie sociale, prendre soin de son corps, de sa maison, de ses proches…

Et bien sûr, faire tout cela en ayant l’air épanouie.

La réalité est généralement beaucoup moins bien rangée.

Il peut y avoir des ruptures, des difficultés professionnelles, des différences de parcours avec ses amis, des problèmes financiers, des changements de direction ou simplement le sentiment que la vie imaginée à 20 ans ne ressemble pas tout à fait à celle que l’on vit.

Et cela ne signifie pas nécessairement que quelque chose a raté.

Devenir mère… ou ne pas le devenir

Pour celles qui deviennent mères, la maternité peut représenter un immense bouleversement.

Le corps change, les priorités aussi. Les joies peuvent devenir plus intenses… et certaines peurs également.

Puis viennent les premières années : le manque de temps, parfois de sommeil, l’organisation familiale, la vie professionnelle et cette étrange capacité que nous pouvons développer à nous placer tout en bas de notre propre liste.

Et pendant que nous essayons encore de comprendre comment être la mère que nous souhaitons être, les enfants grandissent déjà.

Mais toutes les femmes ne deviennent pas mères.

Pour certaines, ne pas avoir d’enfant est un choix évident et pleinement vécu. Pour d’autres, ce choix peut évoluer au fil du temps. Et parfois, ce n’est tout simplement pas un choix.

La fin de la possibilité d’avoir un enfant peut également représenter un passage symbolique important, y compris lorsqu’on ne souhaitait plus en avoir.

Il n’existe pas une seule façon d’être femme, ni une maternité obligatoire pour l’être pleinement.

Après 40 ans : quand plusieurs changements se rencontrent

À partir de la quarantaine et dans les années qui suivent, je vois souvent apparaître quelque chose de particulier chez les femmes que j’accompagne.

Pas chez toutes de la même manière. Et pas forcément au même âge.

Mais plusieurs changements peuvent commencer à se croiser.

Le corps évolue. La périménopause puis la ménopause peuvent modifier le sommeil, l’énergie ou certaines sensations. Les enfants grandissent. Les parents vieillissent. Le couple évolue. La vie professionnelle peut être remise en question.

Et une question revient parfois :

« Et moi, là-dedans, qu’est-ce que je veux maintenant ? »

Certaines traversent le syndrome du nid vide. D’autres redécouvrent leur couple ou décident au contraire de le quitter. Certaines changent de métier, créent une activité, reprennent une formation ou découvrent simplement qu’elles n’ont plus envie de continuer à vivre exactement comme avant.

C’est aussi l’âge où beaucoup de femmes appartiennent à cette fameuse génération sandwich : encore présentes pour leurs enfants ou jeunes adultes tout en commençant à accompagner des parents vieillissants.

La charge peut être importante.

Mais cette période peut également faire apparaître une envie très forte de remettre sa propre vie au centre.

Plusieurs vies en une

C’est probablement l’une des choses qui me fascinent le plus dans nos parcours.

Nous pouvons avoir été une jeune femme qui doutait beaucoup d’elle-même, une mère débordée, une professionnelle très investie… puis devenir quelques années plus tard une femme qui décide de reprendre des études, de voyager, de créer, de changer de métier ou simplement de vivre autrement.

Nous ne sommes pas obligées de rester fidèles à une ancienne version de nous-mêmes uniquement parce qu’elle a longtemps existé.

Nos valeurs peuvent rester.

Mais nos besoins, nos envies et nos priorités ont le droit d’évoluer.

Et parfois, ce qui ressemble de l’extérieur à une « crise » est peut-être aussi une période de réajustement.

Vieillir : et si nous changions aussi notre regard ?

Notre société entretient encore une relation assez étrange avec le vieillissement féminin.

Les signes de l’âge sont volontiers présentés comme quelque chose qu’il faudrait masquer, ralentir ou combattre.

Et le vocabulaire n’est d’ailleurs pas toujours le même selon qu’il s’agit d’un homme ou d’une femme.

Pourtant, avancer en âge ne signifie pas disparaître.

Oui, notre corps évolue. Nos capacités pourront elles aussi changer avec les années. Et certaines périodes peuvent progressivement nous confronter de nouveau à la dépendance.

Mais entre la jeunesse et le grand âge, il existe surtout des décennies de vie qui ne demandent qu’à être vécues.

Nous pouvons continuer à aimer, apprendre, transmettre, rire, créer, désirer, changer d’avis et commencer quelque chose de nouveau.

S’accepter ne signifie pas renoncer à changer

« S’accepter telle que l’on est » est une expression que l’on entend beaucoup.

Mais elle peut donner l’impression qu’il faudrait parvenir un matin à regarder tout ce que nous sommes et déclarer :

« Voilà, désormais j’aime absolument tout. »

Je ne crois pas que ce soit aussi simple.

S’accepter peut aussi vouloir dire arrêter de passer son énergie à lutter contre ce qui est déjà là, afin de décider plus librement de ce que l’on souhaite conserver, transformer ou construire.

Notre corps évolue.

Nos envies évoluent.

Notre personnalité elle-même peut continuer à évoluer.

Tout est mouvement dans une vie.

Alors plutôt que de chercher à récupérer celle que nous étions, peut-être pouvons-nous nous demander :

Quelle femme ai-je envie d’être aujourd’hui ?

Et non celle que ma famille, mon âge, mon corps ou la société pensent que je devrais être.

Vos questions sur les changements de vie d’une femme

Pourquoi certaines périodes de transition sont-elles si difficiles à vivre ?

Parce qu’un changement ne concerne pas toujours une seule partie de notre vie. Le corps, le travail, le couple, les enfants, les parents, nos responsabilités ou notre propre identité peuvent évoluer en même temps. Même un changement souhaité peut demander un temps d’adaptation.

Est-il normal de ne plus vraiment se reconnaître après 40 ans ?

Cela peut arriver. Nos priorités, notre corps, notre énergie, nos relations ou ce que nous attendons de la vie peuvent évoluer. Certaines femmes décrivent alors l’impression de ne plus être tout à fait celle d’avant, sans encore savoir qui elles deviennent. Ce questionnement peut aussi devenir l’occasion de redéfinir ce qui compte aujourd’hui.

La périménopause ou la ménopause expliquent-elles tous les changements après 40 ans ?

Non. Les changements hormonaux peuvent notamment influencer le sommeil, les bouffées de chaleur, l’humeur ou certains aspects de la santé, mais cette période coïncide souvent avec d’autres bouleversements personnels, familiaux ou professionnels. Et un symptôme nouveau ou persistant ne doit pas être automatiquement attribué à la ménopause : un avis médical peut être nécessaire.

Comment mieux accepter un corps qui change ?

S’accepter ne signifie pas être obligée d’aimer chaque changement ni renoncer à prendre soin de soi. Cela peut commencer par observer son corps avec un peu moins de jugement, comprendre ce qui évolue et distinguer ce que l’on souhaite réellement changer de ce que l’on cherche à changer uniquement pour répondre au regard ou aux attentes des autres.

Les Pépites d’HypnOrka — Faire le point sur celle que je deviens

Prenez une feuille et complétez simplement ces quatre phrases :

La femme que j’étais…
Qu’est-ce que j’aime encore chez elle ?

La femme que je suis aujourd’hui…
De quoi a-t-elle besoin ?

Ce que je n’ai plus envie de porter…
Une obligation, un rôle, une peur, une attente extérieure ?

La femme que j’ai envie de devenir…
Qu’aimerais-je lui permettre ?

Il ne s’agit pas de refaire toute votre vie en dix minutes.

Parfois, une seule réponse suffit à montrer dans quelle direction regarder.

Et si vous aimez explorer d’autres supports complémentaires — pierres, Fleurs de Bach, senteurs, huiles essentielles ou petits exercices.

Et si vous êtes justement à un tournant ?

Il arrive que nous sachions très bien ce que nous ne voulons plus… sans encore savoir ce que nous voulons à la place.

Un changement de vie, la périménopause ou la ménopause, le départ des enfants, une séparation, une évolution professionnelle ou simplement cette impression de ne plus vraiment se reconnaître peuvent devenir des moments de questionnement importants.

Je peux vous accompagner pour faire le point sur ce que vous traversez, comprendre ce qui vous freine et retrouver vos propres repères.

→ Découvrir l’accompagnement des femmes après 40 ans

Laurence Carlo Guilloux
Accompagnatrice en mieux-être
Hypnose • Thérapies brèves • Approches complémentaires
HypnOrka – Yffiniac, près de Saint-Brieuc

Prenez soin de vous.

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